Le Real Madrid tourne la page brutalement et met fin aux spéculations. Alors que les premières rumeurs de la matinée évoquaient une possible démission honorable de l'entraîneur basque, la vérité est finalement tombée, froide et implacable. Xabi Alonso a bel et bien été licencié. Selon les informations concordantes d'ESPN et du journaliste Jorge Picón, la direction a décidé de se séparer de son entraîneur, coupant court à toute spéculation sur un départ volontaire.
Ce choix radical s'explique par une perte d'autorité totale, illustrée par les révélations fracassantes d'Edu Aguirre sur le quotidien à Valdebebas.
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Xabi Alonso face à des stars en "promenade"
Ce licenciement devient parfaitement compréhensible à la lecture du climat d'anarchie décrit par Edu Aguirre. Loin de l'exigence et de l'intensité requises pour porter ce maillot, certaines séances d'entraînement s'étaient transformées en dilettantisme absolu. le journaliste d'El Chiringuito affirme que certains joueurs importants de l'effectif se "baladaient" littéralement sur les terrains d'entraînement.
Au lieu de mettre l'impact physique nécessaire pour préparer les matchs de haut niveau, ces cadres choisissaient leurs efforts, marchant sous les yeux d'un staff impuissant et médusé. Cette attitude de "touriste" explique directement le manque d'agressivité et de rythme constaté lors de la déroute face au FC Barcelone. La direction du club, informée de cette dérive comportementale inacceptable, ne pouvait plus tolérer une telle complaisance qui mettait en péril l'institution.
Au-delà de l'intensité sur le terrain, c'est l'engagement personnel et le professionnalisme au quotidien qui ont précipité la chute de Xabi Alonso. Les révélations font état d'une culture du "minimum syndical" qui s'est installée chez plusieurs éléments du groupe. Des joueurs arrivaient au centre d'entraînement à la toute dernière minute, effectuaient la séance obligatoire sans aucune conviction, et partaient immédiatement après la douche.
Aucun travail supplémentaire en salle, pas de soins préventifs, aucune récupération active : cette attitude de "fonctionnaire" a creusé un fossé infranchissable avec un Xabi Alonso réputé pour sa rigueur germanique et son éthique de travail. Le technicien s'est heurté à un mur d'indifférence, rendant son maintien impossible aux yeux de Florentino Pérez qui exige une dévotion totale.
Un staff humilié, obligé de supplier pour le travail tactique
La situation était devenue si critique que le staff technique en était réduit à jouer les répétiteurs fatigués. Xabi Alonso, son adjoint et son préparateur physique devaient constamment répéter aux mêmes joueurs — pourtant des professionnels aguerris — de faire leur travail en salle de musculation, d'appliquer le pressing ou de respecter les consignes tactiques de base.
L'autorité du coach s'est effritée face à des stars qui devaient être suppliées pour faire des efforts qui devraient être automatiques. Face à ce constat d'échec managérial et à un vestiaire qui avait clairement lâché son coach, le licenciement était la seule issue chirurgicale pour tenter de sauver ce qu'il reste de la saison.











