Raúl Asencio a vécu une trajectoire peu commune au Real Madrid. Formé au club, l’Espagnol a débuté la saison dernière comme un titulaire indiscutable avec le Castilla. En novembre 2024, Carlo Ancelotti convoque le jeune défenseur, alors que l’effectif est décimé à ce poste. Comme un signe du destin, Éder Militão se blesse gravement au genou, obligeant l’entraîneur italien à faire entrer Raúl Asencio, qui dispute alors ses premières minutes avec les professionnels.
À cet instant précis, le Santiago Bernabéu découvre un jeune joueur plein de personnalité, applaudi à chaque touche de balle en guise d’encouragement. Complètement décomplexé, il ne lui aura fallu que 12 petites minutes pour délivrer une splendide passe décisive à Jude Bellingham. Le Real Madrid s’impose 4-0 et révèle une pépite déjà prête pour le plus haut niveau. Il enchaîne alors les titularisations toutes compétitions confondues, et le jeune défenseur répond présent. Sa qualité défensive, son tempérament et son leadership naissant sont rapidement comparés à ceux de Sergio Ramos. Sur le plan individuel, la saison est remarquable, bien que le collectif traverse une période plus sombre. Plus d'un an plus tard, le Canarien a a connu des fortunes diverses. Mais il reste persuadé de pouvoir un jour devenir titulaire indiscutable.
Un renouveau pour Asencio après son passage à vide lors du Mondial des clubs
La Coupe du monde des clubs disputée aux États-Unis marque un passage à vide pour le jeune Espagnol, rappelle Marca. Le retour d’Antonio Rüdiger et l’arrivée de Dean Huijsen lui font de l’ombre dans la hiérarchie. Une impression de retour en arrière traverse alors l’esprit du joueur merengue. La saison précédente, le manque de profondeur d'effectif lui avait ouvert les portes de l'équipe première; cette année, le retour des cadres complique considérablement sa progression. Obligé de redoubler d’efforts, ce soldat formé à la Fabrica n’a toutefois jamais baissé les bras. Buteur pour la première fois en pro le 4 janvier dernier face au Real Betis, le natif de Las Palmas pallie avec justesse la blessure de Militao. En Arabie saoudite, il a livré une prestation solide face à l’Atlético de Madrid, en demi-finale de la Supercoupe d'Espagne. Peu expérimenté, Asencio n’en demeure pas moins l’un des joueurs les plus fiables de l’effectif, toujours prêt à répondre présent lorsque l’entraîneur fait appel à lui.
Aligné au poste d’arrière droit face au Barça dimanche, l'Espagnol a une nouvelle fois tenu son rang. Raphinha n’a pas hésité à tester le jeune défenseur, mais Asencio s’est montré presque irréprochable dans ses interventions. Lorsque la défense madrilène vacillait, le numéro 17 s’est sacrifié, à l’image d'une action contre Marcus Rashford conclue par un choc violent contre le poteau. Il a hélas dû s'incliner à la 73e minute, contrant malencontreusement une frappe de Raphinha qui termine sa course au fond des filets.
Mais Asencio peut compter sur un véritable caractère de guerrier. Dans les derniers instants, dimanche, il manque de peu d'égaliser et ne parvient pas à tromper Joan Garcia. Sans réussir, le dernier rempart madridista a tout de même essayé. C'est que le Canterano a tendance à prendre ses responsabilités lorsque l’équipe est en difficulté. Ainsi ne lâche-t-il jamais. L’une des rares notes positives de ce Clasico disputé à Djeddah.











