L'ambiance est lourde à Valence après l'élimination en Coupe, mais Carlos Corberán refuse de baisser la tête. À la veille du choc, l'entraîneur a d'abord répondu au soutien public de son dirigeant, Ron Gourlay. Comme le rapporte AS, le technicien se sent redevable : « Je suis toujours reconnaissant que le club ait parié sur moi. Je suis reconnaissant pour ma continuité et toujours responsabilisé. » Il assure ne pas sentir de pression négative, mais plutôt une obligation de résultats : « Nous ne sentons pas la pression mais la responsabilité... Depuis mon premier jour à Valence, j'ai senti du soutien et je veux le rendre par du travail. Quand nous n'obtenons pas de résultats, cette douleur, nous voulons la transformer en rage. »
Cette rage sera nécessaire pour affronter un Real Madrid pourtant décimé. Interrogé sur l'impact des nombreuses absences madrilènes (Vinicius, Bellingham, Alaba), Corberán a balayé l'argument d'un revers de main, soulignant la profondeur de banc adverse : « Un entraîneur connaît le niveau auquel il va être confronté, ce sont tous des joueurs de très haut niveau. Dans toutes leurs lignes et à tous les postes. »
Toujours relayé par AS, Corberán s'est ensuite livré à une analyse tactique précise, comparant le Real Madrid de Xabi Alonso qu'il a affronté plus tôt dans la saison à celui d'Álvaro Arbeloa. Pour lui, la différence est nette. « On peut toujours voir des nuances qui différencient les entraîneurs... Avec Arbeloa, même s'il est là depuis peu de semaines, on voit des nuances dans la structure défensive », explique-t-il, avant de préciser : « Il a une autre organisation dans son propre camp, alors que Xabi cherchait davantage un pressing haut. Pour moi, c'est la nuance principale. » Il n'oublie pas pour autant l'ADN merengue : « Madrid maintient une essence qui est la verticalité, le pressing et le danger dans les espaces ouverts. »
Mestalla comme forteresse et la gestion des dernières minutes selon Corberán
Concernant l'atmosphère, Corberán sait que la venue du Real Madrid est toujours particulière, mais il insiste sur la constance de son public. À la question de savoir si c'est le « match de l'année », il répond : « Chaque match que nous jouons doit être le match de l'année et nous le vivons ainsi... Nous attendons un Mestalla plein parce qu'il pousse toujours l'équipe. Heureusement, Mestalla est toujours plein, peu importe le match. » Son objectif est clair : « Nous sommes concentrés sur nous et sur le fait de rendre Mestalla un stade inconfortable pour le Real Madrid. »
L'entraîneur est aussi revenu sur la fragilité mentale de son équipe, capable de perdre des points dans les derniers instants, à l’inverse du Real Madrid. « Au cours des dix derniers jours, nous avons vécu des situations complètement contraires. De gagner un match dans les arrêts de jeu contre l'Espanyol à en voir deux nous échapper dans ces minutes finales. Cela fait partie de la conscience compétitive », analyse-t-il avec philosophie.
Enfin, Corberán a fait un point sur son effectif. Il a confirmé l'absence de Rubén Iranzo, qui passe des examens aujourd'hui, et a défendu Dimitri Foulquier, seul latéral droit disponible : « Foulquier travaille et essaie. Il a des gènes, mais c'est le seul latéral droit que nous avons et il travaille pour être toujours à disposition. » Sur le cas Unai Núñez, peu utilisé, il a été franc : « Il n'est venu avec aucune attente particulière... Maintenant, nous sommes contents du rendement de Cömert. »
Ce qui est sûr, c’est que les Valenciens vont accueillir le Real Madrid avec détermination, dans un match loin d’être pris à la légère. Les hommes d’Arbeloa devront rester concentrés jusqu’au bout pour pouvoir s’imposer dans cette rencontre qu’on peut qualifier de piège.










