Fede Valverde n’est plus seulement un joueur prometteur, il est devenu une pièce essentielle du Real Madrid. Brillant avant la trêve internationale, l’Uruguayen confirme sa montée en puissance.
Valverde raconte tout
Dans un entretien introspectif rapportée par le quotidien AS, il revient sur son évolution personnelle, marquée par un mélange de fragilité initiale et de détermination farouche. « J’étais très maigre, mince. Je courais beaucoup et je me déplaçais partout », confie-t-il à propos de son surnom d’enfance, « pajarito ». Un sobriquet qui a évolué avec lui : « Maintenant, je suis le 'faucon', parce que je suis un peu plus agressif. Mais je reste le 'pajarito' ».
Son arrivée à Madrid illustre ce choc entre rêve et réalité. Le jeune Valverde découvre un vestiaire où tout semble déjà inaccessible. « Mes coéquipiers avaient de très belles voitures et moi, j’avais à peine une voiture correcte. Je me suis dit : dans quoi est-ce que je me suis embarqué ? » raconte-t-il.
Gêné par son apparence, il avoue même s’être « vite déshabillé pour qu’ils ne voient pas que je ne portais pas de vêtements de marque ». Un moment révélateur d’un joueur encore en construction.
Sur le terrain, en revanche, Valverde s’impose rapidement par sa puissance. Ses frappes font déjà parler d’elles, parfois à ses dépens. « J’ai blessé Luca Zidane à l’épaule. Je voulais mourir, je pensais qu’on allait m’expulser », se souvient-il. Malgré ses « jambes très maigres », il s’étonne lui-même : « Je ne sais pas d’où je sors autant de puissance ». Une force brute qui deviendra sa signature.
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Entre instinct et maîtrise
Valverde incarne aussi cette intensité sud-américaine, parfois à la limite. Il revient notamment sur une action controversée : « J’ai perdu la tête, mais j’ai fait ce que je devais faire. Je ne pensais qu’à une chose : le Real Madrid devait gagner ». Une phrase qui résume parfaitement son état d’esprit. « Je suis sud-américain, nous avons le sang chaud », assume-t-il, conscient de ses excès mais fidèle à ses convictions.
Ses performances récentes, notamment face à Manchester City, illustrent son explosion au plus haut niveau. « Tout m’a réussi contre City. Je n’aurais jamais pensé pouvoir marquer trois buts », explique-t-il. Une soirée qu’il décrit comme irréelle : « Le plus beau, c’était de sentir l’affection des gens ». Même dans ses rêves les plus optimistes, Valverde n’imaginait pas un tel scénario : « Trois buts ? Impensable ».
Enfin, le milieu madrilène insiste sur l’importance de ses entraîneurs dans sa progression. Zinédine Zidane a joué un rôle fondamental dans sa construction mentale : « Zidane m’a aidé à développer ce caractère. Il m’apportait de la sérénité ». Une relation humaine forte, marquée par l’attention du technicien français : « Le fait qu’il me demande des nouvelles de ma femme et de mes enfants me rendait très heureux ».
Quant à Carlo Ancelotti, il ne cache pas son admiration : « Ancelotti m’a fait croire en moi. Pour moi, c’est un membre de la famille ».









