Lorsque le Real Madrid quitte le parquet de Madrid, le silence se transforme en tension, et chaque seconde à Athènes devient décisive. La saison madrilène se raconte en deux visages.
Impérial à domicile, avec un bilan historique de 17 victoires pour une seule défaite, le Real s’est en revanche montré fragile loin de ses bases, avec seulement 5 succès en 17 déplacements. Une anomalie pour une équipe habituée à voyager avec autorité, et qui pourrait coûter cher au moment de faire les comptes.
La défaite récente sur le parquet de Vitoria a ravivé les doutes. Battus au terme d’un match serré, les Madrilènes ont une nouvelle fois échoué dans le money-time, un scénario qui s’est répété à plusieurs reprises cette saison. Avant cela, ils avaient pourtant livré une prestation solide à domicile, confirmant leur domination dans leur antre. Mais ces contrastes illustrent parfaitement le défi actuel : transposer cette solidité hors de Madrid.
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Deux déplacements sous haute tension
Le calendrier n’offre aucun répit. Ce mardi, le Real se rend au Pirée pour y défier l’Olympiakos, l’une des formations les plus constantes de ces dernières saisons. Portés par le duo Vezenkov-Milutinov, les Grecs affichent une puissance offensive redoutable et restent sur une dynamique positive sur les dix dernières rencontres.
Deux jours plus tard, direction Istanbul pour affronter Fenerbahçe, champion en titre. Malgré une série récente plus compliquée, l’équipe turque reste une référence et un adversaire particulièrement dangereux dans sa salle. Deux leaders du classement, deux ambiances brûlantes, et surtout deux occasions de relancer une dynamique extérieure en berne.
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Un mental à retrouver
Pour Sergio Scariolo, le problème n’est pas tant dans le jeu que dans la gestion des moments clés. L’entraîneur madrilène insiste sur la qualité globale de son équipe, tout en pointant un manque de précision dans les fins de match serrées. Un constat lucide, qui souligne l’importance de l’expérience et du sang-froid à ce stade de la compétition.
Le retour de certains joueurs comme Lyles et Maledon pourrait offrir davantage de solutions dans ces situations tendues. Mais au-delà des ajustements, c’est une question de caractère. La Casa Blanca devra montrer qu'elle peut répondre présente dans des contextes hostiles, face à des adversaires directs et sous pression maximale.
Une double victoire relancerait totalement les Merengues dans la course au top 4. À l’inverse, deux défaites pourraient les faire glisser dangereusement au classement, avec le risque de perdre l’avantage du terrain, voire pire selon les résultats des concurrents. Dans une Euroligue toujours plus dense, chaque détail compte. Le Real Madrid n’a plus le choix : il doit gagner là où il a échoué toute la saison.









