Nico Schlotterbeck pensait apaiser son environnement en prolongeant son contrat jusqu’en 2031. Pourtant, le week-end dernier, une partie du public du Signal Iduna Park l’a sifflé, jugeant mal l’inclusion d’une clause de départ. Selon les médias allemands, elle fixerait à 60 millions d’euros le prix d’un éventuel transfert dès cet été.
Lothar Matthäus, icône du football allemand, est monté au créneau pour calmer le jeu. Sur le plateau de Sky90, il a déclaré : « Je ne comprends absolument pas ce débat. » Pour lui, Schlotterbeck n’a rien fait de mal. « Quand un club de la taille du Real Madrid s’intéresse à vous, c’est normal de ne pas vouloir se fermer de portes. »
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Une clause qui ne trahit pas son engagement
Le champion du monde 1990 souligne surtout que cette ouverture ne remet pas en cause l’attachement du joueur à Dortmund. « Cela ne signifie pas qu’il ne s’identifie pas à ce club », insiste Matthäus. À ses yeux, Schlotterbeck peut parfaitement allier professionnalisme et ambition. Le défenseur allemand, pilier du BVB, reste un maillon essentiel du projet sportif de l’entraîneur Edin Terzić, qui compte sur sa solidité défensive en vue de la fin de saison.
Pour Matthäus, cette polémique reflète surtout une méconnaissance du football moderne. « De nos jours, c’est tout à fait normal », rappelle-t-il. Les clauses libératoires offrent une forme de sécurité pour le joueur comme pour le club, tout en permettant de préserver une bonne entente contractuelle. À une époque où les mouvements de joueurs sont constants, ces dispositions sont plus pragmatiques que symboliques.
Une manœuvre avantageuse pour Dortmund
Sur le plan financier, Matthäus voit même un calcul intelligent derrière le choix du Borussia. En cas de vente future, le club pourrait tirer un bénéfice important grâce à la hausse de valeur de Schlotterbeck. « Dortmund a tout à y gagner. Ce contrat, c’est un moyen d’anticiper », analyse-t-il. Autrement dit, en acceptant certaines concessions, le BVB sécurise ses intérêts à moyen terme.
Mais l’ancien international a aussi levé un coin du voile sur les coulisses de la négociation : « Je sais qui a introduit cette clause. » Selon ses dires, ce ne serait pas une exigence du joueur, mais une volonté interne du club. L’objectif ? Convaincre Schlotterbeck de prolonger en lui offrant une flexibilité future. Une stratégie habile qui traduit à la fois la confiance dans le joueur et le réalisme économique de l’institution jaune et noire.









