Roberto Carlos n'est pas un homme qui prend souvent la parole, mais quand il le fait, cela passe rarement inaperçu. La Fédération espagnole de football (RFEF) a tranché : Alberola Rojas sera l’homme en noir de la finale de la Coupe du Roi opposant l’Atlético de Madrid à la Real Sociedad. Un choix qui aurait pu passer inaperçu si l’arbitre en question n’avait pas été au cœur d’une vive polémique quelques jours plus tôt. Son nom résonne encore du côté de Madrid, où ses décisions lors du match contre Gérone continuent de susciter un flot de critiques.
Face à cette annonce, la réaction de Roberto Carlos sur les réseaux sociaux n’est pas passée inaperçue. L’ancien défenseur du Real Madrid, connu pour son franc-parler, a réagi sur les réseaux sociaux avec un message ironique : un simple « félicitations » agrémenté de plusieurs émojis rieurs. Une publication brève mais ô combien éloquente, perçue comme une pique à l’encontre de la commission des arbitres espagnols.
Un arbitre déjà sous le feu des critiques
Le ton humoristique de Roberto Carlos n’a pas suffi à masquer la frustration généralisée du camp madrilène. Vendredi dernier, lors du déplacement à Gérone, Alberola Rojas avait déjà été au centre de la tempête après une action litigieuse sur Kylian Mbappé. L’attaquant français, victime d’un coup de coude de Vitor Reis dans la surface, avait dû quitter le terrain le visage en sang. Ni l’arbitre central ni la VAR n’étaient intervenus, laissant la faute impunie.
Ce silence arbitral avait provoqué l’incompréhension de nombreux observateurs, y compris d’anciens arbitres espagnols. Plusieurs d’entre eux avaient estimé qu’un penalty aurait dû être accordé au Real Madrid. Dans ce contexte, confier à Alberola Rojas la direction d’une finale nationale quelques jours plus tard a été perçu comme un signal déroutant envoyé au monde du football.
Arbeloa en conférence de presse ne s'était pas gêné pour exprimer sa colère sur la situation. « Pour moi, c'est un penalty ici, et sur la Lune. On ne comprend pas, mais c'est comme ça. Ni moi ni personne d'autre ne comprend. La VAR intervient quand ça l'arrange, et quand ça ne l'arrange pas, elle n'intervient pas. »
Un climat de méfiance autour de l’arbitrage espagnol
Au-delà de la simple désignation d’un arbitre, cette affaire illustre la défiance croissante vis-à-vis de l’arbitrage en Liga. Les polémiques se succèdent depuis plusieurs semaines, alimentées par des erreurs jugées manifestes et des décisions apparemment incohérentes entre compétitions. Les supporters madrilènes, eux, dénoncent un manque de transparence et d’équité dans les choix de la Fédération.
Roberto Carlos, comme d’autres figures emblématiques du Real, semble avoir voulu exprimer à sa manière un malaise partagé. Sa remarque ironique agit comme le reflet d’une tension plus large entre les clubs et l’institution arbitrale. À l’heure où le football espagnol tente de restaurer la confiance dans son système d’arbitrage, chaque désignation prend une dimension symbolique.










