Le vent a tourné pour l'international français. Autrefois considéré comme l'un des piliers de l'avenir madrilène, il se retrouve aujourd'hui sur la sellette, tant en club qu'en sélection. Selon les informations d'AS, qui s'appuie sur des indiscrétions de Téléfoot, la présence d'Eduardo Camavinga pour la prochaine Coupe du Monde 2026 est aujourd'hui sérieusement compromise.
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Le spectre d'une absence avec les Bleus pour Camavinga
Le rassemblement du mois de mars a sonné comme un sérieux avertissement. Lors des matchs amicaux face au Brésil et à la Colombie, Camavinga a été le seul joueur de champ à ne pas débuter la moindre rencontre, se contentant de 27 petites minutes de jeu. Dans l'esprit de Didier Deschamps, le Madrilène a reculé à la septième place dans la hiérarchie des milieux de terrain, devancé par des profils comme N'Golo Kanté, Warren Zaïre-Emery ou encore Manu Koné.
L'option de le replacer au poste de latéral gauche, comme lors du Mondial au Qatar, est également écartée, le couloir étant verrouillé par Theo Hernández et Lucas Digne. Pour couronner le tout, son expulsion très sévère face au Bayern Munich en Ligue des champions a été perçue en France comme une véritable sentence illustrant sa saison irrégulière.
Une fracture avec le Real Madrid et le Bernabéu
Dans la capitale espagnole, le constat est tout aussi alarmant. AS révèle que la direction madrilène estime que Camavinga a « atteint son plafond de verre » et qu'il est désormais considéré comme un profil amorti. Le club est ouvert aux offres, et des écuries comme le PSG ou des cadors de Premier League sont déjà à l'affût.
Sportivement, Camavinga a perdu sa place au profit du jeune Thiago. La frustration des supporters a d'ailleurs éclaté au grand jour : lors de la réception d'Alavés, le public du Santiago Bernabéu l'a copieusement sifflé. Loin de fuir ses responsabilités, le Français a fait un tour d'honneur pour demander pardon, assumant la pire saison de sa carrière sur le plan des performances.
Pourtant, l'engagement du joueur n'a jamais été remis en question. L'article dévoile d'ailleurs une anecdote forte sur son professionnalisme. Début mars, Eduardo Camavinga a souffert d'une grave infection dentaire nécessitant une opération, qu'il a catégoriquement refusée pour ne pas manquer la double confrontation cruciale face à Manchester City. Ce sacrifice physique, passé sous silence, souligne sa volonté de se battre pour l'écusson merengue.
Cinq matchs pour sauver sa tête
Malgré ce climat délétère, le milieu de terrain refuse d'abdiquer. Sous contrat jusqu'en 2029, il n'a aucune intention de quitter le navire cet été et espère que l'arrivée probable d'un nouvel entraîneur relancera les cartes.
Le destin lui offre d'ailleurs une dernière bouée de sauvetage. Avec la blessure d'Arda Güler, la mise au placard de Dani Ceballos et le renfort de Thiago pour les playoffs du Castilla, Camavinga est assuré d'obtenir un temps de jeu conséquent lors des cinq derniers matchs de la saison. Une ultime fenêtre de tir pour prouver au Real Madrid qu'il a toujours sa place, et convaincre in extremis Didier Deschamps de l'embarquer pour les États-Unis.










