Voilà deux jours désormais qu'un véritable séisme est venu secouer la sphère du Real Madrid. Présent face à une presse qu'il avait lui-même convoquée ce mardi, Florentino Pérez, passablement irrité, a notamment annoncé que de nouvelles élections destinées à nommer le futur président de la Casa Blanca se tiendraient prochainement, élections auxquelles Pérez se présentera.
Mais afin de briguer un nouveau mandat, l'actuelle figure de proue de l'institution madrilène devra écarter certains rivaux. Comme évoqué au cours des derniers jours, Florentino Pérez fera face à la candidature d'Enrique Riquelme, mais aussi à celle d'Eugenio Martìnez Bravo. The Objective indique en effet que l'homme d'affaires espagnol entend bien tenter sa chance dans la course à la présidence madrilène.
Eugenio Martìnez Bravo, un passé commun avec le Real Madrid
Eugenio Martìnez Bravo, 57 ans, occupe le poste de PDG de Kreab, un cabinet de conseil en communication, en charge de l'Ibérie et de l'Amérique latine. Il est responsable des bureaux de Madrid depuis 2001, et s'occupe notamment d'accompagner les clients de Kreab dans les domaines de la communication financière ainsi que ceux des affaires publiques et de la gestion de la réputation. Par le passé, il a aussi été à la tête de Comunicación Empresarial Investors Link, et a travaillé au sein de la banque britannique HSBC pendant six ans.
Son nom n'est pas inconnu de l'écosystème du Real Madrid, puisqu'il avait déjà essayé de candidater à la présidence du club en 2009. Essayé seulement, car à l'époque, il n'avait pas été en mesure de réunir la garantie bancaire correspondant à 15% du budget annuel du Real Madrid requise. Un problème qu'il n'a pas oublié, et qu'il s'est d'ores et déjà attelé à résoudre en vue de ces nouvelles élections. Toujours selon The Objective, il aurait en effet prévu de rencontrer plusieurs institutions financières afin de couvrir une somme qui s'élèverait aux alentours de 178 millions d'euros.
Outre cette tentative avortée il y a désormais 17 ans, Eugenio Martìnez Bravo s'est fait un nom auprès des supporters merengues au début des années 2000 en lançant la "Plateforme blanche", une initiative visant « à raviver l'esprit du Santiago Bernabéu et à redonner au club son humilité », comme relayé par AS en 2006, en encourageant par exemple la formation des jeunes joueurs et une plus grande transparence institutionnelle.
Bravo ne veut pas agir seul
Conscient de l'adversité à laquelle il devra faire face, Eugenio Martìnez Bravo chercherait à s'entourer de personnalités peu convaincues par la récente gestion de Florentino Pérez en vue de la présentation d'une candidature unifiée. Autre visage fort de l'opposition à Pérez, le nom d'Enrique Riquelme est notamment mentionné par The Objective, tout comme ceux de Vicente Boluda ou encore Ramón Calderón.
Si le temps imparti afin de préparer une stratégie assez solide pour détrôner Pérez est limité, le contexte de crise, la saison ratée et les tensions palpables régnant autour du Real Madrid jouent clairement en la faveur de candidats convaincus que le timing pourrait difficilement être meilleur.










