Sorti du top 8 et reversé en barrages de la Ligue des champions suite à son revers (4-2) face au SL Benfica ce mercredi, le Real Madrid a également été éliminé par Albacete (3-2) en Coupe du Roi, puis défait par le FC Barcelone (3-2) en finale de la Supercoupe d'Espagne. Les Merengues ont déjà connu leur lot d'échecs marquants cette saison, et l'arrivée d'Alvaro Arbeloa en lieu et place de Xabi Alonso, limogé le 14 janvier dernier, n'a pas changé grand-chose aux déboires de la Casa Blanca.
Si la responsabilité réelle des coaches au sein d'une institution qui semble dépassée peut être questionnée, la direction madrilène, elle, continue à tâtonner. Et notamment à réfléchir à d'éventuelles solutions susceptibles de prendre le relais de l'ancien défenseur de la Roja sur le banc.
Un entraîneur suffira-t-il à tout changer au Real Madrid ?
Le problème venait-il réellement de Xabi Alonso ? La solution pouvait-elle être apportée par son successeur ? Un autre tacticien pourrait-il remettre de l'ordre et imposer ses idées dans le vestiaire du Real Madrid ? Beaucoup de questions, et peu de certitudes. Mais l'entraîneur demeure le fusible le plus facile à faire sauter dans le monde du football, et Arbeloa pourrait bien être le prochain à en faire les frais.
Menacé par la perspective d'un exercice 2025-2026 vide de tout trophée majeur, le Real Madrid souhaite anticiper. Et selon les informations de Ramón Álvarez de Mon, un nouveau nom serait désormais sur les tablettes de la direction. Car si ceux de Jürgen Klopp ou de Zinédine Zidane reviennent en boucle depuis plusieurs semaines, Unaï Emery, lui, n'a que peu été évoqué.
Pourtant, c'est bien à lui que la Maison Blanche penserait pour mener à bien son projet à partir de l'été prochain. Le natif d'Hondarribia en Espagne déjoue tous les pronostics cette saison. Son Aston Villa occupe la troisième place de Premier League, devant Manchester United, Chelsea et Liverpool, à égalité de points avec Manchester City, et à quatre longueurs du leader Arsenal.
Au-delà de cette récente prouesse, le coach de 54 ans, lui-même passé par les Gunners, le PSG ou encore Villarreal, Valence et le FC Séville, jouit d'une expérience certaine en Liga et sur la scène européenne. Bien qu'il n'ait jamais remporté la Coupe aux grandes oreilles, il est un spécialiste de la Ligue Europa, remportée quatre fois avec les Rojiblancos (3) et le sous-marin jaune (1). Reste à savoir si son CV, long comme le bras, suffirait à ramener discipline et sérénité à un géant espagnol torturé.
Car si certains de ses accomplissements parlent pour lui, Emery est également réputé pour son fort tempérament. Un trait de caractère pas forcément négatif, mais qui ne semble pas en adéquation avec l'actuel régime en place au Real Madrid : celui de la république des joueurs.











