Le coup d’envoi des élections présidentielles du Real Madrid est officiellement lancé. Florentino Pérez et Enrique Riquelme ont tous deux présenté leur candidature. Les deux hommes d’affaires espagnols ont désormais jusqu’au 7 juin pour mener leur campagne, date officielle du scrutin.
En tout cas, Enrique Riquelme ne perd pas de temps et se donne à fond pour conquérir le cœur des socios. Le dirigeant de l’entreprise Cox multiplie les interventions médiatiques depuis l’annonce de sa candidature. Hier, une interview accordée au média The Athletic a été publiée, tandis qu’il a également fait une apparition dans l’émission radio El Partidazo de Cope. Au cours de ces deux nouvelles prises de parole, Enrique Riquelme s’est exprimé sur plusieurs sujets.
Deux joueurs déjà signés et un entraîneur autre que José Mourinho dans le viseur
Contrairement à Florentino Pérez, qui ne souhaite pas faire de promesses concernant d’éventuels recrutements, Enrique Riquelme a assuré que deux stars internationales seraient déjà signées en cas de victoire lors de ces élections. "J'ai 2 gros recrutements finalisés pour le Real Madrid, et nous travaillons également sur plusieurs autres", a déclaré l’homme d’affaires à The Athletic.
Hier soir, dans l’émission radio El Partidazo de Cope, il a donné un petit indice sur l’un de ces deux joueurs : "L'un de mes deux gros transferts pour le Real Madrid est espagnol et il jouera cette Coupe du Monde".
Au sujet de l’entraîneur, Enrique Riquelme avait déjà fait part de son intention de recruter un entraîneur autre que José Mourinho, qui devrait être sur le banc du Real Madrid la saison prochaine en cas de victoire de Florentino Pérez.
Dans l’entretien accordé à The Athletic, il a déclaré : : "Nous allons nommer un entraîneur qui correspond à un projet à long terme. C’est un projet conçu pour générer de l’enthousiasme dès le premier jour, mais aussi pour créer une structure véritablement professionnelle avec une hiérarchie, une organisation et une réelle capacité de gestion".
Il poursuit : "Mon entraîneur a-t-il déjà travaillé pour le Real Madrid ? Non. Le Real Madrid ne peut pas continuer à fonctionner avec une pensée à court terme. C’est le moment d’un véritable changement de cycle".
Pour le moment, Enrique Riquelme ne veut pas donner le nom de cet entraineur. "Mon coach, c’est Klopp ? Nous examinons des profils parmi les meilleurs entraîneurs au monde, des personnes ayant le niveau d’expérience et de leadership nécessaire pour gérer le Real Madrid.
Naturellement, j’aimerais des profils du calibre de Klopp, et d’autres comme eux, pour entraîner ce club. Je ne peux pas dire pour l’instant si Klopp est une option ou non. Les professionnels sportifs travaillant actuellement au sein du projet gèrent ces discussions, et je ne peux pas en dire plus pour le moment. Nous verrons dans les prochains jours", a déclaré le dirigeant de l’entreprise Cox.
Des projets financiers pour le Real Madrid
Lors de ces deux entretiens, Enrique Riquelme s’est aussi exprimé sur l’économie du Real Madrid. Il s’est notamment penché sur les pertes financières du club : "En ce moment, le Real Madrid perd environ 80 M par an, et ce déficit est compensé par des flux de revenus extraordinaires, tels que la vente de places VIP, des ventes ponctuelles, des transactions exceptionnelles, chaque saison il y a quelque chose.
On critique Barcelone pour l’utilisation de « leviers financiers », mais ce sont aussi des leviers. Bien sûr, les situations sont différentes, et nous sommes bien plus solides que Barcelone, mais il y a quand même un risque. Si on arrête d’atteindre les quarts de finale de la Ligue des champions chaque saison, l’impact financier devient bien plus grave".
Contrairement à Florentino Pérez, Enrique Riquelme ne veut absolument pas l’entrée d’investisseurs extérieurs minoritaires pour renflouer les caisses de la Casa Blanca. "Une chose que je promets avec une certitude absolue, c’est que je n’appliquerai jamais cette idée de privatisation du club, car c’est tout simplement inutile.
Le Real Madrid pourrait réduire ses coûts directement de 130-140 M€ sans aucun problème. Prenons l’exemple de Real Madrid TV, ses coûts d’exploitation sont bien au-delà de ce qui serait considéré comme normal pour la part d’audience qu’elle génère, malgré le fait que le club dispose déjà d’une capacité interne pour produire son propre contenu de manière bien plus efficace.
Il y a aussi des salaires exécutifs extrêmement élevés, et des dépenses de paie non sportives. Nous parlons de dizaines d’employés qui ne sont pas des athlètes, et qui gagnent plus de 1M€ par an. Il y a d’innombrables domaines où les coûts pourraient être réduits sans même toucher au côté sportif du club.
Et au-delà de la réduction des coûts, il y a aussi de nombreuses opportunités pour améliorer les revenus de manière plus saine et plus durable", a déclaré le dirigeant de l’entreprise Cox dans l’interview accordé à The Athletic.
Enrique Riquelme lance des petites piques à Florentino Pérez
Dans son entretien accordé à The Athletic, il est également revenu sur les propos de Florentino Pérez, qui l’avait qualifié "du type avec l’accent mexicain" : "Pérez m’a qualifié de « le type avec l’accent mexicain » ? (Rire) Eh bien, d’un point de vue générationnel, nous sommes à des mondes de distance.
À mon âge, Florentino n’avait pas encore commencé en tant qu’homme d’affaires, donc peut-être lui est-il difficile d’évaluer pleinement ou de comprendre ce côté de mon profil. À l’époque, je crois qu’il siégeait encore au conseil municipal de Madrid avant d’éventuellement bâtir plus tard une carrière professionnelle exceptionnelle".
Le média COPE l’a notamment interrogé sur la question de savoir s’il se considérait meilleur que Florentino Pérez : "Comment suis-je meilleur que Florentino Pérez ? Je ne dirais pas que je suis meilleur, ou pire. Nous sommes différents, nous avons des projets différents, donc nous proposerons ces projets aux socios et nous verrons ce qu'ils préfèrent".
En résumé, Enrique Riquelme mène une campagne très offensive pour la présidence du Real Madrid, en se positionnant comme une alternative à Florentino Pérez. Il promet des recrutements déjà avancés, un projet sportif tourné vers le long terme avec un nouvel entraîneur, et une gestion économique plus rigoureuse sans ouverture à des investisseurs extérieurs. Ses déclarations, souvent directes, marquent le début d’une campagne déjà très animée à quelques jours du scrutin.










