Le Real Madrid a vécu une soirée cauchemardesque au Movistar Arena en s'inclinant face à La Laguna Tenerife 95-107 lors du match décisif des quarts de finale de Liga Endesa. Leaders de la saison régulière et favoris de la rencontre, les hommes de Sergio Scariolo ont été surpris par une équipe canarienne inspirée et très en forme.
Dès les premières minutes, Tenerife a imposé son rythme grâce à l'expérience de Huertas et à l'adresse exceptionnelle de Patty Mills. Malgré les efforts de Mario Hezonja, auteur de 22 points, et l'énergie d'Andrés Feliz, les Madrilènes n'ont jamais réellement réussi à prendre le contrôle de la rencontre.
Un début de rencontre pourtant dominateur pour le Real Madrid
La Maison Blanche a dû faire face dès le coup d'envoi à l'adresse extérieure de La Laguna Tenerife, qui, avec 5/8 à trois points, a pris l'avantage pendant les sept premières minutes grâce à Huertas et Doonerkamp (12-19). Un Hezonja en grande forme, avec 12 points, a opposé une belle résistance au Real Madrid. Le banc, emmené par Feliz et Maledon, a dynamisé l'équipe des deux côtés du terrain et, grâce à une série de 9-0, a réussi à terminer le premier quart-temps avec un point d'avance (24-23, 10e minute).
Le rythme du match a ralenti lors d'un second quart-temps beaucoup plus physique et laborieux, marqué par de fréquentes interruptions et des écarts minimes au tableau d'affichage. Krämer et Yurtseven ont maintenu le Real Madrid en tête jusqu'à la 14e minute (33-29), mais l'entrée en jeu de Mills et Yebo, auteurs de 9 points chacun, a renversé la situation pour les visiteurs. Privée de l'option du tir à trois points et ayant manqué 5 lancers francs, notre équipe s'est appuyée sur Deck. L'ailier argentin a été le plus efficace en attaque et ses 8 points ont empêché l'adversaire de rentrer aux vestiaires avec une avance plus confortable (45-49).
Une deuxième période trop brouillonne
La Laguna Tenerife est revenue sur le terrain avec plus de détermination en seconde période et, grâce à un peu de chance (un panier à trois points à deux mains de Huertas au buzzer des 24 secondes) et une faute technique sifflée contre le banc du Real Madrid, a pris 7 points d'avance à la 23e minute.
Mais l'équipe de Scariolo a réagi immédiatement. Campazzo s'est illustré et, avec Abalde et Deck, a enchaîné un 9-0 pour renverser la situation et dissiper la frayeur. Dès lors, le Real Madrid a pris confiance et, emmené par Feliz et ses pénétrations irrésistibles, a creusé l'écart à 5 points dans la dernière minute du troisième quart-temps (73-68, 29e minute).
Menés au score, les Madrilènes égalisent à 73 partout grâce à un panier à trois points de Sastre en début de dernier quart-temps. Dans les minutes qui suivent, les deux équipes se rendent coup pour coup, mais le Real Madrid peine à trouver le chemin du panier à longue distance et ses tirs ouverts ne rentrent pas. À l'inverse, Tenerife enchaîne quatre paniers à trois points quasi consécutifs pour prendre dix points d'avance et mener 79-89 à cinq minutes de la fin. Les hommes de Scariolo tentent de combler leur retard, mais leurs adversaires défendent avec solidité et finissent par s'imposer (95-107, 40e minute).
Une saison blanche pour le Real Madrid
Cette élimination marque un véritable coup d'arrêt pour le Real Madrid, qui boucle sa saison sans le moindre trophée. Une situation inédite depuis 2011, avant le début de l'ère Pablo Laso. Pourtant finaliste de l'Euroligue il y a seulement deux semaines, le club madrilène semblait avoir retrouvé des couleurs après avoir arraché une victoire cruciale à Tenerife lors du deuxième match de la série.
Mais les nombreuses blessures, notamment celles d'Edy Tavares, Usman Garuba et Alex Len, ont fragilisé un effectif qui a progressivement perdu son équilibre au fil des semaines.
Battu en finale de la Supercoupe d'Espagne, de la Coupe du Roi et de l'Euroligue, le Real Madrid voit également lui échapper le titre de Liga Endesa dès les quarts de finale. Une désillusion majeure pour un club habitué à dominer le basket espagnol et à disputer systématiquement les finales nationales depuis plus d'une décennie.
Sous les yeux de Florentino Pérez et d’Enrique Riquelme présents dans les tribunes, le géant madrilène a vu ses ambitions s'effondrer face à une équipe de Tenerife qui a joué sans pression et avec une maîtrise absolument impressionnante. Une fin de saison brutale qui ouvre désormais une période de réflexion sur l'avenir de l’équipe la saison prochaine.










