Les soucis ne s’arrêtent décidément pas pour le Real Madrid depuis la défaite surprise concédée à La Cartuja. La Ligue des champions fait son retour ce mardi face à l’Inter Milan et c'est le milieu de terrain qui pose le plus de problèmes à José Mourinho. Selon AS, le technicien portugais va devoir bricoler un entrejeu totalement inédit.
Bernardo Silva, Arda Güler, Eduardo Camavinga, Aurélien Tchouaméni et Thiago Pitarch manquent tous à l’appel. Bernardo Silva purge une suspension héritée d’une exclusion sur une main, survenue lors du huitième de finale retour de la précédente Ligue des champions, alors qu’il évoluait encore avec Manchester City face au Real Madrid.
Güler et Camavinga traînent, eux, leurs sanctions respectives depuis les quarts de finale disputés à Munich, où le Real Madrid avait fini par tomber. Tchouaméni et Pitarch, quant à eux, sont toujours à l’infirmerie. Seul Fede Valverde reste disponible pour jouer dans le double pivot.
🚨 José Mourinho n’a qu’un seul milieu défensif de disponible pour la rencontre face à l’Inter Milan en la personne de Fede Valverde. ➡️ Bernardo Silva, Eduardo Camavinga et Arda Güler sont suspendus alors que Aurélien Tchouameni est encore blessé.
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Bellingham, la solution la plus logique
Sur le papier, Jude Bellingham reste le nom qui vient naturellement à l’esprit pour combler ce vide. Le repositionner en sentinelle serait la solution la plus simple, tant sa polyvalence n’est plus à démontrer. D’après AS, Xabi Alonso l’avait longtemps considéré comme un véritable milieu de terrain, un rôle qu’il occupait déjà à Dortmund avant de poser ses valises au Real Madrid.
Mais depuis, Bellingham a largement prouvé que son registre préféré se situait plus haut, dans la peau d’un numéro 10, comme il le confirme encore en ce début de saison, à l’image de sa toute première année sous le maillot merengue, ponctuée de 23 buts et 13 passes décisives. « Il a le sens du but, il doit jouer près de la surface. C’est un numéro 10, il peut jouer numéro 6 ou 8, mais si on le recule trop, on perd sa proximité avec le but », expliquait justement Mourinho il y a quelques jours, en évoquant le poste idéal de son international anglais.
Ce choix aurait aussi des répercussions en cascade sur l’ensemble de l’attaque madrilène. Si Bellingham glisse au milieu, Brahim Díaz se retrouverait alors contraint d’occuper le poste de numéro 10, tandis que Yan Diomandé devrait évoluer sur l’aile droite. Une réaction en chaîne qui ne laisserait plus qu’un seul attaquant sur le banc du Real Madrid et pas le plus polyvalent d’entre eux : Carlos Espí.
Trent, une option déjà testée
La technique et la vision de jeu de Trent Alexander-Arnold en font aussi un candidat naturel pour se rapprocher de l’axe. AS indique que José Mourinho l’a d’ailleurs déjà expérimenté à ce poste lors de la présaison, notamment face à la Fiorentina à Klagenfurt et lors de la seconde période du Trofeo Teresa Herrera. Dans les faits, l’Anglais n’évoluait pas exactement comme un milieu de terrain pur, mais plutôt comme un latéral intérieur, avec Dumfries évoluant devant lui. Strictement défensif en phase défensive, il se rapprochait du jeu et de l’axe en phase offensive, participant à la relance avant de rejoindre l’attaque dans des zones plus centrales.
Le problème, c’est que cette expérience n’a jamais franchement fait ses preuves ailleurs. Jürgen Klopp avait déjà tenté le coup à Liverpool sur quelques rencontres, sans jamais que l’essai devienne totalement concluant. Le même scénario s’était répété à l’Euro 2024, où Trent avait débuté titulaire dans l’entrejeu anglais avant de céder rapidement sa place à Kobbie Mainoo.
🚨⚪️ Mourinho pourrait également utiliser Trent au MILIEU de terrain contre l'Inter. Une option est un 4-3-3 avec Trent, Valverde et Bellingham. @diarioas
Huijsen, le pari le plus surprenant
Dean Huijsen possède une telle aisance balle au pied que certains le verraient bien dépanner, lui aussi, au milieu de terrain. Un pari à double tranchant, tant ce qu’il pourrait apporter en qualité de construction se ferait forcément au détriment de la solidité défensive, avec Rüdiger et Konaté livrés à eux-mêmes en défense centrale. Selon AS, à ses débuts au Marbella Costa Unida, Huijsen évoluait comme un pur numéro 9, dans un registre proche de celui d’un Espí aujourd’hui. C’est son entraîneur de l’époque, David Santos, qui avait su convertir sa carrure et sa qualité technique en atouts défensifs, pour en faire un central capable de relancer proprement.
Le talent du Néerlandais n’avait d’ailleurs pas échappé à Mourinho, qui l’avait fait venir en prêt à la Roma alors qu’il évoluait encore à la Juventus. C’est là, sous ses couleurs romaines, qu’il avait signé l’un des plus beaux buts de sa carrière. Parti du milieu de terrain, il était remonté jusqu’à la surface pour glisser une frappe limpide dans la lucarne, face à Frosinone.
Tiago Pinto, alors directeur général de la Roma et aujourd’hui à Bournemouth, avait un jour résumé, dans des propos rapportés par Marca, toute l’admiration qu’il porte au joueur : « Si un jour un entraîneur décide de le placer comme milieu de terrain, il sera l’un des meilleurs à ce poste. »
Mourinho pourrait miser sur la jeunesse
Une dernière option, plus inattendue, pourrait finalement venir de Cantabrie. Sergio Martínez, à peine arrivé du Racing Santander pour 3 millions d’euros, avait déjà laissé entrevoir de belles promesses face à Villarreal. Reste à savoir si Mourinho osera le lancer aussi tôt dans son aventure madrilène, lui qui n’a disputé que 45 minutes samedi dernier face à la Juventud Torremolinos, sous le maillot du Castilla.
Jorge Cestero semble en revanche incarner l’option la plus sereine. Buteur ce même samedi, l’Espagnol a été de tous les groupes professionnels réunis sous les ordres de Mourinho depuis le début de la préparation, entrant en jeu à chaque match de présaison disputé. Álvaro Arbeloa n’avait d’ailleurs pas hésité à vanter ses mérites il y a quelques mois, le qualifiant carrément de « meilleur numéro 6 d’Espagne à l’heure actuelle ».









