Comment rebondira le Real Madrid après cette défaite face au Real Betis ? José Mourinho aura la lourde tâche de rassurer le plus vite possible les supporters merengues. Le tacticien portugais va affronter un club qu'il connaît très bien. Avant de rejoindre la Maison Blanche en 2010, le Special One venait de remporter la Ligue des Champions avec l'Inter, la dernière en date des Nerazzurri.
Ce matin, José Mourinho s'est présenté en conférence de presse afin de répondre aux questions des journalistes à Valdebebas. Il a ainsi pu donner des indications sur ce qu'il voulait voir ou encore quel milieu il titularisera demain soir.
Les réponses de Mourinho à la presse
Sur ce qu’il attend du match de demain : « Je veux gagner. Je pourrais dire que je veux bien jouer, mais je ne veux pas bien jouer comme contre le Betis et perdre. Je veux gagner. On est dans une phase de huit matchs avec l’objectif de se qualifier et je pense qu’on va le faire. Mais je veux aborder ce match comme un match unique, isolé de ce contexte, sans penser qu’il y en aura sept autres. Je veux gagner. »
Sur l’état d’esprit du groupe après la première défaite : « Je les ai vus comme j’aime les voir. Anéantis dans le vestiaire après le match, déjà bien remis à l’entraînement dimanche et aujourd’hui, parfaitement normaux. Après avoir analysé le match qu’on a fait, on est de plus en plus convaincus qu’on a fait un bon match. Ce qu’on a raté est une anomalie. On va bien. On a des problèmes au milieu de terrain pour le match de demain, mais on va jouer et se battre. »
Sur les souvenirs qui lui reviennent de son ancien passage en Ligue des champions au Bernabéu : « Évidemment qu’au Bernabéu j’ai gagné une Ligue des champions, mais j’ai perdu une demi-finale aux tirs au but. J’ai connu le meilleur et le pire dans ce stade. Mais je n’y pense pas, ni positivement ni négativement. Je suis juste l’entraîneur du Real Madrid et demain ce n’est pas un match ultra important, parce qu’il ne décide de rien, ce n’est ni une élimination ni une phase de groupes comme avant. Mais c’est un match qui se joue demain et chaque point compte. L’Inter vient aussi chercher le sien. »
🚨 Mourinho : « Au Bernabéu, j’ai remporté une Ligue des champions, mais j’ai aussi perdu une demi-finale aux tirs au but. J’ai vécu à la fois les meilleurs et les pires moments dans ce stade. »
Sur le fait d’avoir un effectif de très grande qualité mais un peu naïf : « C’est aussi une question culturelle. Peut-être que ça a été interprété comme quelque chose de négatif avec ce mot de naïf, mais je ne le dis pas comme une critique, plutôt comme un constat. Et demain, vous comprendrez très bien ce que j’ai voulu dire. Vous le comprendrez très facilement. »
Sur une possible utilisation de Trent Alexander-Arnold au milieu de terrain : « Je ne vais pas vous en parler. Je pourrais rester de longues minutes ici à discuter de ça, mais je préfère être honnête avec vous. On n’a pas les trois absents, je sais… l’algorithme a choisi ce match pour le jouer dans cette situation et même si votre question est évidente, on en est là. On a trois, quatre, cinq options. On pourrait rester ici à parler de toutes, mais au final je ne vous dirai rien. »
Sur une éventuelle dimension émotionnelle liée à ce huitième de finale : « Après le match, oui. Mais pendant le match, non. Pendant le match, c’est un match comme un autre. »
Sur une possible dette envers le Real Madrid en matière de Ligue des champions : « Non. Au Real Madrid, j’ai connu deux périodes différentes. J’ai clôturé mon passage en 2013, on a gagné ce qu’on a gagné et perdu ce qu’on a perdu. On a tout donné. Et c’était clos. Mais ça n’a rien à voir avec le passé. Ce sont deux moments différents dans l’histoire du Real Madrid. C’est comme ça. En 2010, on n’atteignait même pas les quarts de finale et on jouait une demi-finale depuis très longtemps déjà. Si vous me demandez si j’ai envie de gagner la Ligue des champions avec le Real Madrid, évidemment que oui. Mais complètement détaché du contexte de mon ancien passage. »
Sur le fait d’affronter l’Inter Milan, son ancien club : « En ce moment, ce n’est pas un match normal pour moi, comme je l’ai dit avant. Après, ça le sera. Mais pendant, non. Je ne crois pas qu’en plein match, on soit en train de parler de qui est sur le banc du Real Madrid. Pendant le match, je ne penserai pas au passé. Chivu sera toujours l’un des miens. Je suis très heureux pour lui, pour ce qu’il est en train de réaliser. Je le saluerai avant et après. Pendant… le match. »
Sur les différences constatées au Real Madrid par rapport à son ancien passage : « J’ai retrouvé un club qui est le Real Madrid. Et ça dit tout. Le Real Madrid, c’est le Real Madrid. Il a connu une saison très compliquée dans le passé et quand ça arrive, il faut travailler pour s’améliorer. On veut toujours gagner, ici, demain, dans toutes les compétitions. Mais il faut aussi travailler la stabilité et la résolution des problèmes. Le Real Madrid doit aller vers un niveau stable. »
Sur ses propos concernant le mot « naïf » : « Je ne veux pas parler de l’arbitrage. Excuse-moi, parce que je vais échapper à ta question. Je vais répondre autrement. On a perdu contre le Betis. On l’a fait parce qu’on n’a pas transformé en buts notre production offensive. Point. Mais le penalty… pourquoi n’a-t-il pas été refait tirer ? Soit parce que la VAR ne connaît pas le règlement… soit parce qu’il n’a pas voulu. C’est une question à laquelle j’aimerais que les responsables puissent répondre. Si la VAR n’a pas fait refaire le penalty par méconnaissance du règlement, elle doit rentrer chez elle et arrêter là. Si elle n’a pas demandé de le refaire parce qu’elle n’a pas voulu, c’est encore pire. »
Sur l’état de forme d’Endrick : « Demain, il peut être prêt à jouer 5 minutes. Ou 10, maximum. Et c’est tout. Il s’est entraîné hier pour la première fois avec l’équipe. Il n’a pas joué depuis Budapest ou l’Autriche, un match amical. Il n’a pas la condition physique pour plus de 5-10 minutes. Mais comme on a tellement de places libres sur le banc, il y sera. Et peut-être qu’il devra jouer 5 minutes. C’est un joueur offensif, il jouera en attaque. Restez tranquilles, il ne jouera ni latéral ni central. Il sera attaquant. »
Sur ce qu’il ressent à l’idée d’affronter Cristian Chivu : « Il a été mon joueur, on a travaillé ensemble. On est passés par tellement de choses ensemble, les bonnes et les mauvaises. Avec qui as-tu parlé pour savoir si j’ai une mauvaise relation avec lui ? Avec qui ? »









