Le Brésil avait besoin d'une réaction après son premier match nul contre l'Australie quatre jours plus tôt. À Brisbane, les hommes de Carlo Ancelotti ont cette fois réussi à repartir avec une victoire (4-2), au terme d'une rencontre longtemps indécise. Après avoir rapidement ouvert le score par Vanderson, la Seleção a été renversée avant de revenir à hauteur juste avant la pause grâce à Raphinha. La seconde période a ensuite permis aux hommes de Carlo Ancelotti de reprendre le contrôle de la rencontre.
Titulaire sur le côté gauche, Vinicius a connu un début de rencontre plutôt discret. Le Madrilène a toutefois progressivement gagné en influence après la pause comme relayé par AS. À la 73e minute, il s'est notamment débarrassé de plusieurs adversaires avant de servir Endrick dans la profondeur. Trois minutes plus tard, il a encore trouvé de l'espace sur son côté et adressé un centre en retrait vers Estêvão, dont la frappe est passée au-dessus.
Cette montée en puissance a finalement été récompensée. À la 76e minute, le numéro 7 s'est infiltré dans la surface et a obtenu un penalty après avoir tenté de se faufiler entre deux défenseurs australiens. Il s'est chargé de le transformer quatre minutes plus tard, avec sang-froid, pour inscrire le quatrième but brésilien.
Le but ne suffit évidemment pas à effacer toutes les interrogations autour de son niveau actuel. Mais après un premier match contre l'Australie plus compliqué quelques jours auparavant, où il avait été remplacé après 64 minutes, cette prestation constitue une réponse intéressante. Le Real Madrid retrouvera donc un Vinicius qui, sans avoir encore livré une démonstration, aura au moins retrouvé une partie de son influence offensive pendant cette trêve.
- À lire aussi : Rodrygo franchit un grand pas dans sa rééducation
Endrick, une entrée qui change le rythme
L'autre Madrilène à suivre était Endrick. Remplaçant après avoir débuté le premier match entre les deux sélections, l'attaquant est entré à la pause à la place de Raphinha. Son impact n'a cette fois pas tardé à se faire sentir.
À la 69e minute, le numéro 9 auriverde a reçu un ballon dans le dos de la défense australienne avant de pénétrer dans la surface par la gauche. Le Brésilien a ensuite délivré une passe tendue à travers la défense pour Bruno Guimarães, qui n'a eu qu'à conclure pour donner l'avantage au Brésil.
Cette action résume bien l'intérêt de son entrée : davantage de profondeur, de vitesse et de capacité à attaquer les espaces. Endrick avait déjà été impliqué dans une séquence dangereuse lors du premier match, avec une récupération haute à l'origine d'une action conclue par un but d'Estêvão finalement annulé après intervention de la VAR.
Pour un joueur qui manque encore de rythme en club, ces deux rencontres avec le Brésil constituent donc une parenthèse intéressante. En accumulant du temps de jeu, il a montré qu'il pouvait apporter quelque chose lorsque le scénario d'un match exige davantage de verticalité.
Deux signaux différents à ramener à Madrid
La victoire brésilienne offre finalement deux enseignements différents pour les joueurs du Real Madrid. L'un avait besoin de retrouver de l'influence après plusieurs semaines compliquées et il quitte Brisbane avec un but, un penalty obtenu et une deuxième période nettement plus convaincante. L'autre a profité de son entrée pour se montrer directement décisif.
Pour Vinicius, il faudra désormais confirmer à Madrid. Son but ne règle pas à lui seul les interrogations nées de son début de saison, mais il intervient au bon moment, alors que José Mourinho doit justement décider jusqu'où il souhaite faire jouer la concurrence avec Yan Diomandé.
Pour Endrick, la situation est différente. Son manque de temps de jeu au Real Madrid reste une réalité, mais ses prestations avec le Brésil rappellent qu'il dispose d'une arme que Mourinho pourrait exploiter : sa capacité à attaquer rapidement les espaces et à faire mal lorsque le rythme s'accélère. Reste maintenant à voir si les deux Madrilènes sauront transformer cette bonne séquence internationale en véritable dynamique chez les Merengues.









