Arrivé en provenance de l'Inter Milan cet été pour 20 millions d'euros, Denzel Dumfries affichait l'espoir de concurrencer Trent sur le côté droit du Real Madrid. Après cinq saisons passées en Serie A, l'international néerlandais avait besoin d'un renouveau, le poste de latéral droit de la Casa Blanca semblait donc lui tendre les bras. Hanté par deux saisons consécutives faites de blessures et de baisses de régime, la saison 26/27 se doit de donner un goût différent.
Cependant, malgré de nombreuses attentes, l'ancien nerazzuri n'a pas connu le début de saison escompté. Performances en dents de scie, forme physique questionnable et niveau global défensif et offensif qui interroge, le Néerlandais a du mal à s'adapter. Malgré la confiance de José Mourinho et de nombreuses titularisations (6), il peine à convaincre les supporters. Si le latéral droit suscite l'inquiétude du côté du Bernabéu, c'est une toute autre histoire au sein de sa sélection nationale.
Un tout autre Denzel
Appelé par son nouveau sélectionneur Xavi Hernández pour disputer les quatre rencontres de Ligue des Nations de cette trêve, Denzel Dumfries affiche un visage différent, loin de ce qu'il a montré lors de son début d'aventure au Real Madrid. Pour son premier match face à l'Allemagne de Jürgen Klopp, l'international néerlandais a affiché un niveau étincelant, loin de ses performances moyennes de ce début de saison.
Ses statistiques sont révélatrices d'un niveau indiscutable : 5 récupérations, 3 interceptions et 3 passes clés. Denzel Dumfries n'est pas seulement le titulaire au poste de latéral droit de sa sélection. C'est un métronome, une valeur sûre, le même joueur virevoltant qui évoluait du côté du Giuseppe Meazza. Et le contraste ne s'arrête pas à sa partition contre la formation allemande.
En effet, lors de sa deuxième rencontre de la compétition contre la Serbie, Dumfries a de nouveau été à la hauteur de son statut. Face à un adversaire en difficulté, le Merengue a occupé tout le côté droit, officiant par moments comme véritable ailier droit et montrant là toute l'étendue de son talent, un joueur à la fois défensif et offensif. Avant sa prochaine rencontre contre la Grèce, il ne fait plus aucun doute, Denzel est encore Dumfries mais qu'en sera-t-il lors de son retour à la Maison Blanche ?
Encore tout à montrer
Véritable référence à son poste depuis son explosion lors de l'Euro 2021, Denzel Dumfries n'a jamais failli à ce statut. Titulaire indiscutable en sélection et en club, il a constamment affiché un niveau solide, participant à la gloire de l'Inter Milan aux côtés de son pendant Federico Dimarco. Sur le plan international, il a également contribué au retour sur la grande scène de la sélection néerlandaise, après la débâcle lors des qualifications au Mondial en Russie.
En revanche, au Real Madrid, la passé des arrivants ne compte pas. Le club le plus titré d'Espagne ne regarde pas les anciens chapitres, il inscrit les nouveaux, ceux où sa gloire sera contée. Si le Néerlandais n'en est qu'à son début d'aventure, les craintes sont déjà abondantes. Attaché au club jusqu'en 2030, le numéro 24 madrilène devra faire mieux s'il veut convaincre son nouveau public.
Temps d'adaptation, compatibilité tactique à mettre en place, nouveau pays, nouvelle ville... Pour l'instant, Denzel Dumfries bénéficie de circonstances atténuantes. Mais attention, le public merengue n'a pas l'habitude d'être connu pour sa patience.
Dans une Maison Blanche croulant sous les sifflets de ses propres supporters et sous une insatisfaction générale, il devra faire mieux. Suite aux deux dernières saisons décevantes, l'international néerlandais devra rapidement donner raison au Real Madrid de l'avoir recruté. Pour cela, il faudra montrer aux madridistas le même visage qu'avec les Pays-Bas.






