LA PALETTE À GJONI - Le visage affiché par le Real Madrid hier est des plus inquiétants. Même si les causes de la baisse de niveau de l’équipe par rapport à la saison passée sont multiples, Carlo Ancelotti possède une grande part de responsabilité dans la déroute d’hier soir.
Carlo Ancelotti est l’un des plus grands entraîneurs de l’histoire du football. Son grand palmarès est tout sauf le fruit du hasard. Toutefois, ces succès occultent bien souvent un principe moins reluisant que l’Italien a la fâcheuse tendance d’appliquer : l’absence de méritocratie au sein de l’effectif.
La saison dernière, lors de nombreuses rencontres, Rodrygo ne méritait de loin pas de passer devant Brahim Díaz dans la hiérarchie des joueurs offensifs. Cet état de fait devient un détail lors des victoires mais il prend bien plus d’ampleur lors des déroutes. C’est la raison pour laquelle chaque succès et chaque revers doit être examiné de manière circonstanciée et non pas par le prisme du score. Lors de la défaite 4-0 à l’Ethiad Stadium en 2022 face à Manchester City, l’absence de Rüdiger sur la feuille de match était insoutenable eu égard à sa performance du match aller. La sacralisation des statuts possède ses limites. Elle peut certaines fois être bénéfique pour apporter de la stabilité à l’équipe mais à la condition que l’écart de niveau entre les titulaires et les remplaçants ne soit pas abyssal. Le message envoyé hier soir par Carlo Ancelotti à Eduardo Camavinga est mauvais. Le Français a été ni plus ni moins que le meilleur joueur du côté madrilène lors du Clásico et montre de belles choses depuis son retour de blessure. Dès lors, il n’existe aucune justification dans le fait de ne pas avoir aligné l’ancien pensionnaire du Stade Rennais dès le début de la rencontre.