Sur l’égalisation madrilène, Vinicius termine dans la surface après un appel axial, un rôle habituellement dévolu à Mbappé. Dans la foulée, le Brésilien se tourne vers son coéquipier et lui dit : « Moi, je ne peux pas rentrer dans la surface pour finir les actions ». Une remarque qu’il répète également à Brahim Diaz. La scène traduit une réalité de terrain, un simple échange entre les offensifs madrilènes qui montre que les automatismes ne sont pas encore totalement acquis.
Selon les informations de The Athletic, ce manque de coordination dans les zones offensives fait justement partie des préoccupations actuelles. Le jeu madrilène reste très orienté côté gauche, avec Vinicius comme principal point de fixation, ce qui rend l’équipe plus prévisible. Dans ce contexte, les déplacements de Mbappé, censé apporter de la profondeur et occuper la surface, ne sont pas toujours en phase avec ceux de ses coéquipiers. Un décalage qui se ressent dans les enchaînements offensifs.
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Le Real Madrid en phase de progression en attaque
Interrogé sur cette scène en conférence de presse, Alvaro Arbeloa a rapidement calmé le jeu. « Je ne pense pas que Mbappé ait des problèmes pour marquer », a-t-il expliqué avec un sourire, avant de défendre son attaquant. « C’est un joueur extrêmement intelligent, il sait se déplacer, créer des espaces, où aller et où rester. Il sait ce qu’il fait ». Une réponse qui vise à protéger son joueur, mais qui ne balaie pas totalement les interrogations autour de l'attaque du Real Madrid.
Car au-delà des mots, la question reste posée. Mbappé n’est pas encore à 100 % physiquement, et cela peut influencer ses déplacements et son impact dans la surface. De son côté, Vinicius continue d’assumer un rôle majeur, parfois au-delà de ses fonctions habituelles depuis l’intronisation d’Arbeloa. Résultat : les zones se chevauchent, les automatismes tardent à se mettre en place. Ce type de séquence illustre finalement une phase d’adaptation logique, mais encore incomplète. Le potentiel est évident, mais la complémentarité reste à construire, comme toujours.
Bruno DE OLIVEIRA
