Arbeloa pourrait-il mener le Real Madrid vers les sommets d'ici à la fin de la saison ? Rien n'est sûr, hormis le fait qu'il se souviendra de sa première confrontation contre Guardiola. Le Catalan a coaché 45 rencontres à élimination directe en Ligue des champions : 14 avec le FC Barcelone, 9 avec le Bayern Munich et, pour l'instant, en incluant le match aller face au Real Madrid, 22 avec Manchester City. De son côté, Arbeloa disputait seulement son deuxième match, suite à sa victoire contre Benfica en phase de barrages.
Cela démontre que l'expérience ne garantit pas toujours le succès, car le technicien madrilène a largement dominé son homologue catalan lors de leur premier duel en tant qu'entraîneurs. La victoire éclatante 3-0 remportée par l'équipe d'Álvaro Arbeloa face à Manchester City a été impressionnante, illustrant parfaitement à quel point l'entraîneur originaire de Salamanque avait bien étudié l'équipe de Guardiola. Le changement de système a été déterminant.
Depuis qu'il a pris les rênes de l'équipe première du Real Madrid, Arbeloa a systématiquement privilégié un 4-4-2 conventionnel. Néanmoins, pour déjouer les plans de Guardiola, le coach espagnol a densifié le milieu de terrain, offert une plus grande liberté à Vinicius Jr en position avancée et opté pour un 4-5-1.

- À lire également : Fede Valverde porte un Real Madrid metamorphosé au Bernabéu
Le changement d'Arbeloa qui a surpris City
Les longues passes ont également bien réussi au Real Madrid. Manchester City est une équipe qui aime exercer une pression avancée et qui laisse souvent des espaces lorsqu'elle se replie, une situation que les Madrilènes ont su exploiter à merveille, comme sur l'ouverture du score suite à la passe de Courtois.
À tel point que Pep Guardiola a dû faire marche arrière à la mi-temps, retirer un ailier, Savinho, et faire entrer Reijnders pour endiguer l'hémorragie. Contrairement aux deux rencontres précédentes face à Getafe et au Celta de Vigo, l'entraîneur espagnol a utilisé Thiago Pitarch dans le cœur du jeu. Le profil du canterano s'est avéré très précieux et ce dernier a fait preuve d'une audace inouïe pour son âge, compte tenu de l'enjeu de l'événement.
En outre, la tactique d'Arbeloa afin de défendre sur Haaland lors des corners s'est avérée payante. Elle a surpris tout le monde, à commencer sans doute par Haaland lui-même. L'attaquant norvégien de 1,95 m a vu que lors des corners, ce n'était pas Rüdiger qui le marquait, mais Arda Güler, Thiago Pitarch ou Fran García. La différence de taille était considérable, mais le choix tactique d'Arbeloa a fonctionné.

- À lire également : Valverde sur un nuage : les notes du Real Madrid face à City !
Valverde, le fer de lance du Real Madrid
Fede Valverde fait partie de ces footballeurs nés pour réussir au Real Madrid. « El Halcón » est toujours présent et infatigable, mais en plus, lorsque les autres stars sont absentes, il n'hésite pas à prendre les choses en main et à porter l'équipe à bout de bras. À Vigo, son but inscrit dans les arrêts de jeu a été le prélude à une autre soirée magique de Ligue des champions au Bernabéu.
L'Uruguayen a été le protagoniste incontesté de la rencontre. Auteur d'un triplé, il a été omniprésent sur le terrain, déstabilisant City par son endurance et aidant Trent à freiner les attaques de l'équipe de Guardiola. Le natif de Montevideo réalise un début d'année 2026 tonitruant et se souviendra assurément toute sa vie de cette soirée fabuleuse.

- À lire également : [Vidéo] Fede Valverde fait chavirer le Bernabéu en une mi-temps !
Avec une telle attitude, le Real Madrid est irrésistible
Le Real Madrid a obtenu un résultat qui lui permettra de se rendre à l'Etihad Stadium avec une certaine sérénité pour disputer le match retour et décrocher son billet pour les quarts de finale de la Ligue des champions, où il affronterait (sauf catastrophe majeure) le Bayern Munich.
Il convient de s'interroger sur les causes qui induisent le fait que cette équipe est illisible, irrégulière et capable du pire comme du meilleur.
Cet effectif a démontré face à City que lorsqu'il décide de mettre le bleu de chauffe et de faire preuve de solidarité, il est à même de mettre en déroute n'importe quelle équipe, encore plus devant son public.Il convient désormais d'espérer que ce succès probant fasse office de déclic pour la suite et la fin de la saison.

Statistiques clés du match : Possession : Real 58 % – City 42 %; tirs cadrés 5 – 2 ; passes décisives 3 (2 de Vinicius Jr, 1 de Valverde) ; duels gagnés 31 – 19. Ces chiffres illustrent la supériorité tactique d’Arbeloa.









