L’absence de Trent Alexander-Arnold avec l’Angleterre a relancé une discussion qui ne semble jamais vouloir s’éteindre. Malgré son retour en forme et son implication à Valdebebas, le latéral n’a pas été retenu par Thomas Tuchel. Une décision assumée par le sélectionneur allemand : « Ce n’est qu’une décision. Une décision sportive, mais ces décisions doivent être prises ». Un choix qui interroge, tant le joueur du Real Madrid semblait avoir retrouvé son niveau.
Ce repositionnement dans la hiérarchie anglaise intervient pourtant à un moment où Trent enchaîne les bonnes prestations. Remis de ses soucis physiques, il profite notamment du travail intensif mené par Arbeloa pour retrouver du rythme. Mais pour Tuchel, la concurrence reste un facteur déterminant : « Il y a aussi d’autres joueurs qui sont un peu devant lui ». Une justification qui ne suffit pas à éteindre les critiques.
Car au-delà de la sélection, c’est bien le profil du joueur qui divise. Depuis ses débuts, Trent est régulièrement pointé du doigt pour ses performances défensives. Un reproche récurrent dans le football anglais, où les exigences pour un latéral restent élevées. Pourtant, certaines voix s’élèvent pour défendre une vision plus moderne du poste.
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Trent, un latéral moderne, entre création et déséquilibre
David Beckham fait partie des soutiens les plus emblématiques du Madrilène. « Je suis un grand admirateur de Trent, j’adore ce joueur », affirme l’ancien milieu. Pour lui, le débat est mal posé : « J’ai souvent entendu : “Bon, il n’est pas bon en défense”, car il faut parfois l’accepter ». Une manière de rappeler que certains profils, à l’image de Roberto Carlos, ont marqué leur époque en privilégiant l’attaque.
Beckham insiste surtout sur l’apport unique de Trent dans la construction du jeu : « Il a un style de centres et de passes très similaire au mien ». Sa vision, sa qualité de frappe et sa capacité à créer depuis des zones reculées font de lui un joueur à part. Dans un football où les latéraux deviennent des meneurs excentrés, son rôle dépasse largement les tâches défensives classiques.
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Roy Keane, lui aussi, s’est invité dans le débat avec sa franchise habituelle. « Quand les gens parlent de sa défense, il devrait regarder les autres et se dire : “Toi non plus, tu n’es pas très bon en défense !” ». Une sortie qui pointe une certaine incohérence dans les critères de sélection. Selon lui, plusieurs joueurs préférés à Trent ne présentent pas forcément de meilleures garanties défensives.
À 34 sélections avec l’Angleterre, Trent Alexander-Arnold joue gros dans les mois à venir. Une absence à la Coupe du monde serait un coup d’arrêt majeur dans sa carrière internationale. Conscient de l’enjeu, il redouble d’efforts à Madrid pour inverser la tendance. Le terrain, plus que le débat, pourrait bien être son meilleur argument.









