Ce lundi, Rodri a débarqué à l'aéroport de Barcelone, tout sourire. Fabrizio Romano a donné son fameux “Here We Go” pour un transfert évalué à 76,5 millions d’euros bonus compris, un montant colossal pour un joueur de 30 ans à un an de la fin de son contrat. Le feuilleton qui aura rythmé l’après-Coupe du monde touche donc à sa fin.
Une conclusion amère pour les socios madrilènes, tant l’histoire entre Rodri et le Real Madrid remonte à bien plus loin qu’à ce seul mercato. Selon Marca, le milieu espagnol a toujours rêvé de porter le maillot blanc. Il faut remonter à 2019 pour comprendre la première occasion manquée.
Rodri, alors joueur de l’Atlético, avait patienté jusqu’au dernier moment dans l’espoir de voir une offre madrilène arriver. Sauf qu’à l’époque, avec Kroos, Modric et Casemiro déjà en place, il n’a jamais représenté une vraie option pour le club. C’était finalement Manchester City qui avait payé sa clause libératoire, là où Pep Guardiola allait transformer sa carrière.
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Un intérêt tardif et sans réelle conviction
Cet été, malgré les appels insistants des supporters madrilènes, le club n’a jamais été totalement convaincu par le dossier. Ce n’est qu’après la finale de la Coupe du monde des clubs et les prestations XXL livrées par Rodri, que la direction a fini par se laisser tenter. Dernière année de contrat, départ de Guardiola, profil correspondant à ce qui manquait à l’entrejeu madrilène. Tous les voyants semblaient au vert.
Mais selon Marca, une phrase aurait circulé en interne à Valdebebas. « Il ralentit trop le jeu ». Rodri venait de compléter plus de passes que n’importe quel autre joueur sur une simple édition de Coupe du monde, avec un taux de réussite supérieur à 93%.
Ce faible intérêt s’est traduit par l’offre envoyée à Manchester City. Selon El Chiringuito, le Real Madrid n’aurait proposé que 45 millions d’euros pour le transfert de Rodri. Bien loin des 76,5 millions finalement déboursés par le Barça.
💰 "El REAL MADRID ofreció 45 MILLONES por RODRI". ✍️ Información de @JuanfeSanzPerez en #ElChiringuitoEstreno en Energy.
Deux camps, deux intensités
Toujours d'après Marca, c’est bien ce manque de considération qui a changé la donne. Du côté madrilène, seuls Florentino Pérez et José Ángel Sánchez avaient personnellement contacté Rodri. Un traitement bien différent de celui réservé à Bernardo Silva ou Marc Cucurella, que José Mourinho avait lui-même appelés à plusieurs reprises lors de leurs propres dossiers.
Le Barça, de son côté, a sorti l’artillerie lourde. Deco, Laporta, Hansi Flick et une bonne partie du vestiaire se sont mobilisés pour convaincre le milieu espagnol. Cette différence d’intensité ne pouvait pas échapper au principal intéressé.
Sur le plan purement sportif, la différence existe aussi. Aujourd’hui, le FC Barcelone est à nouveau capable de proposer un projet cohérent. Après deux saisons sans titre majeur, le Real Madrid cherche encore son équilibre dans ce projet Galactique 3.0.
Le rêve s’envole une seconde fois
Marca indique que c’est Rodri lui-même qui a appelé José Ángel Sánchez en premier pour trancher le feuilleton, remerciant le club pour son respect et sa courtoisie tout au long des discussions. Le journaliste Tomás Roncero, sur AS, a résumé la situation en assurant que la direction madrilène avait tout tenté, mais que le joueur avait simplement fait un autre choix.
C’est finalement l’image d’un rêve d’enfance qui s’échappe une seconde fois. Rodri s’imaginait franchir les portes du Bernabéu porté par des supporters qui l’attendaient depuis le départ de Toni Kroos. Il aurait finalement dû se contenter d’un rôle d’opportunité de marché, avec une direction jamais totalement convaincue. À 30 ans et avec un Ballon d’Or en poche, ce rendez-vous manqué pourrait devenir un des plus gros regrets de l’histoire récente du Real Madrid.










