En 2010, José Mourinho avait eu droit à un accueil médiatique retentissant dès son arrivée à Madrid. Cette fois, il aura fallu patienter bien plus longtemps avant de vraiment l’entendre s’exprimer, entre sa présentation officielle organisée hier et cette longue interview accordée à Josep Pedrerol sur El Chiringuito. Une deuxième partie de l’entretien doit être diffusée ce mercredi, avec notamment un passage sur l’affaire Negreira.
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Un nouvel homme sur le banc
Sur ce qui a changé chez lui : « Beaucoup de choses. En tant que personne, en tant qu’entraîneur, j’ai beaucoup changé. »
Sur le Mourinho d’aujourd’hui : « Je dirais que j’ai le même ADN. Évidemment, je ne peux pas cacher ou essayer d’être ce que je ne suis pas. J’ai beaucoup plus de maturité, je suis moins émotionnel et plus contrôlé. Comme toujours, j’apprends de mes erreurs. Mais je ne regrette rien, parce que je pense que dans la vie, regretter quelque chose qui est arrivé n’aide à rien. »
Sur un Mourinho “plus ennuyeux” : « Non, je ne dirais pas plus ennuyeux. Je crois qu’au final l’ADN gagne toujours. »
L’énigme du bleu à l’œil résolue
Sur l’origine réelle de ce bleu : « Non, ce n’est pas Valverde et Tchouaméni. C’est le pauvre Diego Lacosta, un enfant du Castilla, qui a raté sa frappe à l’entraînement et m’a envoyé le ballon en plein visage. J’avais mes lunettes et je l’ai pris. Mais ce n’est pas pour ça qu’il n’a pas été convoqué au dernier match. »
Sur le vestiaire qu’il a trouvé : « J’ai trouvé un vestiaire avec beaucoup d’envie de gagner. J’ai trouvé un vestiaire ouvert au bon sens parce que tout ce que je leur demande depuis le premier jour, c’est du bon sens. Jusqu’ici je n’ai eu aucune situation où j’ai dû être le leader agressif que je peux être. Ils m’ont protégé de cette version de moi-même. »
Sur le comportement des joueurs : « Le comportement est irréprochable. Je leur ai dit que ce que je demande, c’est du bon sens. Dire qu’ils doivent venir une heure avant l’entraînement, pas cinq minutes avant, c’est du bon sens. C’est le football d’aujourd’hui. »
Sur le fait de dormir à Valdebebas : « Oui, oui. Lors de mon premier passage ici, mes enfants étaient petits et on était tous là avec ma femme. Maintenant ils ont 29 et 26 ans, ils vivent à Londres et ma femme est souvent avec eux. Quand ils viennent à Madrid, je suis ravi et quand ils ne sont pas là, je suis toujours à Valdebebas. »
Mbappé et Bellingham, entre éloges et sifflets
Sur Mbappé : « Mbappé est incroyable. Il me fait rire parfois à l’entraînement. Parce qu’il est trop bon. Il est d’un niveau stratosphérique. »
Sur la saison dernière de Mbappé : « Ça ne me revient pas de juger ou d’analyser ce qu’il a fait la saison dernière. Une saison étrange, une saison compliquée pour tout le monde. Au final c’est toujours la même histoire. Arbeloa et Xabi ont payé les pots cassés. Je dis toujours que gagner ou perdre, c’est multifactoriel. »
Sur son arrivée anticipée avant le match contre Schalke : « Un type qui pouvait venir le 14 août et qui s’est présenté le 12 ça me dit déjà quelque chose. La raison pour laquelle il voulait se présenter le 12, c’est qu’il voulait jouer contre Schalke dans des conditions minimales. »
Sur les sifflets au Bernabéu envers Mbappé et Bellingham : « On doit tous se montrer plus solidaires en tant qu’équipe. Mais les chiffres sont incroyables. Ce que les deux ont fait au Mondial a été incroyable. »
Sur d’éventuels nouveaux renforts : « Je ne dis pas qu’il n’y aura pas d’autres transferts parce que le marché est ouvert, mais si tu me demandes directement si c’est fermé pour moi, oui. C’est fermé. »
Ce que Mourinho retient du dossier Rodri
Sur l’absence de Rodri dans l’effectif : « Non, il ne me manque pas. On a des solutions, on a de la qualité, on a des joueurs qu’on regarde peut-être et qu’on analyse par ce qu’ils ont fait, mais moi j’aime penser que j’ai la capacité d’améliorer les joueurs. »
Sur ses échanges avec Rodri : « Oui, j’ai parlé avec lui et le Real Madrid lui a fait une très bonne offre. Je crois qu’il y a une très bonne relation avec City. Rodri a eu des doutes et les doutes de Rodri m’ont créé des doutes à moi. C’est un joueur extraordinaire et il a été très correct avec nous, rien de négatif à dire. Mais le Real Madrid est d’une dimension qui ne peut pas avoir de joueurs qui hésitent. »
Sur la lecture de ce dossier comme une “victoire” du Barça : « Les victoires sont sur le terrain, ce sont les titres. C’est là que sont les victoires. »
💣 MOURINHO, en EXCLUSIVA sobre RODRI con @jpedrerol: 👐 "Las DUDAS que tuvo para venir al MADRID... me crearon DUDAS A MÍ". 🤍 "Si el Madrid te llama, tienes que decir: '¿cuándo tengo que ir?'"
La prolongation de Vinícius Júnior
Sur son rôle dans cette décision : « Évidemment que j’ai parlé avec lui mais Vinícius Júnior est tombé amoureux du Real Madrid. La seule chose que je lui ai dite c’est : ‘Vini, où tu veux aller ? Tu ne connais que le Real Madrid. C’est quand tu partiras que tu te rendras compte de ce qu’est le Real Madrid. Ne pars pas. Ça n’en vaut pas la peine.’ »
Sur l’affaire Benfica-Prestianni : « La réponse est très simple. Prestianni était mon joueur, voilà, il n’y a pas de discussion. Si Prestianni est mon joueur, je suis avec lui, même si 20 joueurs viennent me voir pour se plaindre. Je crois que Viní Jr. sait maintenant de quel côté je suis et il sait qu’il peut compter sur moi à ses côtés. »
Sur le manque de respect envers Vinícius Júnior dans les stades : « Les gens doivent apprendre à se comporter avec lui. Je parle aussi des arbitres. Tu ne peux pas protéger Mourinho et ne pas protéger Vinícius. Les gens doivent le regarder au-delà du fait qu’il soit plus ou moins sympathique. Tu dois le regarder sur le terrain comme un joueur comme les autres. Il est meilleur que les autres. »
Sur les sifflets qu’il reçoit dans les stades adverses : « Une chose, c’est de célébrer un but avec les siens, une autre, c’est de célébrer devant le public adverse. Mais quel sens ça a de siffler l’un des meilleurs joueurs du monde quand tu n’as rien contre lui ? Tu vas jouer un amical à La Corogne ou contre Schalke et je ne crois pas que Vinícius Júnior ait déjà joué contre Schalke ou le Deportivo par le passé. Pourquoi le siffler dès la première fois qu’il touche le ballon ? »










