Le Real Madrid affiche six victoires en sept matchs cette saison, un bilan solide avant un dernier choc qui attend l'équipe de José Mourinho avant une longue trêve internationale de trois semaines. Les Merengues sortent d'une victoire 3-2 au stade Martínez Valero face à Elche, un succès qui a bien failli tourner au vinaigre.
Pour cause, la seconde période des Madrilènes a été apathique et Elche a bien failli arracher un point lors de cette rencontre en revenant au score. Ce scénario n'a rien d'un accident isolé. Depuis le début de la présaison, le Real Madrid traîne une désormais célèbre difficulté à conserver son rythme sur l'intégralité des 90 minutes, un problème que même José Mourinho ne cherche plus vraiment à cacher en conférence de presse.
Ce dimanche, face à l'Atlético de Madrid au Riyad Air Metropolitano, l'enjeu dépasse largement les trois points. C'est aussi l'occasion de prouver que cette équipe est capable de tenir un match plein, sans temps mort, avant de pouvoir souffler pendant la trêve.
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Les deux derniers matchs, symptôme du mal
Le match contre Elche illustre parfaitement ce mal chronique. Le Real Madrid n'a conservé que 41% de possession lors de la seconde période et même seulement 38% avant de mettre un coup d'accélérateur dans les dix dernières minutes. Les Merengues ont concédé deux fois plus d'expected goals en seconde période qu'en première, mais c'est encore plus à l'image que dans les statistiques que ce second acte a été indigne, que ce soit dans les duels, dans l'engagement ou dans le pressing. Pour la première fois de la saison, le Real Madrid a encaissé deux buts lors d'un même match. Pire encore, ces deux buts sont tombés en seulement 12 minutes, ce qui a bien failli coûter cher aux Madrilènes.
Real Madrid have had only 38% possession in the 2nd half. Elche are 19th in La Liga.
Le même scénario s'était déjà produit face au Rayo Vallecano quelques jours plus tôt. La possession était tombée à 44% en seconde période, contre 68% en première. Le Rayo avait tenté 11 tirs et généré 1 expected goal dans ce second acte, concrétisé par un but encaissé, sans parvenir à égaliser à plusieurs reprises malgré des occasions pour le 3-2. Le score final ne reflète peut-être pas totalement la physionomie d'un match où chaque équipe a dominé sa propre mi-temps.
Après la rencontre face au Rayo, José Mourinho avait résumé la situation sans détour : « C'était un match de 45 minutes, point final. » Mais au sortir du match contre Elche, le ton du technicien portugais a changé de nature. « Peut-être que le problème, c'est que les joueurs ont une mauvaise interprétation des nombreuses occasions qu'on crée. Quand on en crée autant, peut-être que les joueurs commencent à penser : "Bon, c'est facile, ce match est facile." Mais ensuite, ils continuent de manquer les occasions, ils ne tuent pas le match, et pourtant ils gardent cet esprit de facilité », a-t-il expliqué, laissant transparaître une vraie insatisfaction face à cette approche.
Un phénomène qui apparaît depuis la présaison
Ce problème n'a rien de nouveau, il remonte en réalité au tout début de la présaison. Dès le premier match amical, le Real Madrid menait 2-0 face à la Fiorentina à Klagenfurt, avant de se faire rejoindre 2-2. La Viola n'avait tenté qu'un seul tir en première période, contre neuf en seconde.
Même scénario face au Ferencváros. Les Merengues menaient 2-0, avant de se faire réduire l'écart en seconde période. Le Real Madrid avait tenté 12 tirs en première mi-temps, contre seulement 5 en seconde. Le constat se répète encore face au Deportivo La Corogne, où un seul tir avait été concédé en première période, contre neuf en seconde, exactement comme contre la Fiorentina.
Même le match référence de cette présaison, la victoire convaincante face à Schalke 04, n'échappe pas à la règle. Les Madrilènes avaient tiré deux fois moins en seconde période qu'en première, confirmant que cette baisse de régime dépasse largement le seul contexte de la compétition officielle.
Face à l'Atlético, plus le droit à l'erreur
Ce dimanche, le Real Madrid retrouve le Riyad Air Metropolitano, théâtre d'un souvenir douloureux la saison dernière. Les Merengues y menaient alors 2-1, avant de s'écrouler complètement et de finalement s'incliner 5-2.
Cette fois, le match ne sera certainement pas plié à la mi-temps et il faudra un match complet de 90 minutes pour espérer s'imposer et continuer à tenir tête au FC Barcelone au classement. D'autant que la défense madrilène reste pour l'instant encore friable, un point faible qui pourrait coûter cher face à un adversaire capable de punir la moindre baisse d'intensité.









