En 2011, le Real Madrid faisait de Rafael Nadal, de Vicente del Bosque et de Plácido Domingo des socios d’honneur. Le choix d’un tennisman, d’un sélectionneur champion du monde et d’un ténor disait déjà la place qu’occupe le club dans la vie espagnole, bien au-delà des soirs de match. Quinze ans plus tard, le Majorquin a accepté une proposition qui change la nature de ce lien. Il pourrait désormais prendre part aux décisions du club qu’il soutient depuis l’enfance.
Quiero agradecer al presidente Florentino Pérez y a la Junta que me hayan propuesto formar parte de la Junta Directiva del @realmadrid. He aceptado esta propuesta con mucha ilusión, ganas de aprender y aportar todo lo que pueda. 🤍🤍🤍
Du Bernabéu à la table des décisions
Retiré du tennis professionnel, Nadal pourrait trouver dans cette fonction une nouvelle manière de s’engager dans le sport. En 2023, il reconnaissait que la présidence du Real Madrid pourrait lui plaire, tout en s’interrogeant sur sa capacité à l’exercer. Aux côtés de Pérez, dont le mandat court jusqu’en 2030, il aurait le temps d’apprendre de l’intérieur comment se prennent les décisions. Si le président entend préparer sa succession, la nature des dossiers confiés au Majorquin et la liberté qu’il aura de les conduire permettront d’en juger.
Après une saison 2025-2026 sans titre pour l’équipe première, le Clásico remporté au Camp Nou le 25 octobre a donné du crédit à la relance sportive engagée sous José Mourinho. Avec Nadal, le Real Madrid trouve une autre manière de susciter l’adhésion.
L’un des sportifs espagnols les plus respectés au monde choisit de mettre son expérience au service du club. Cet enthousiasme peut faire passer au second plan le bilan de la saison dernière et, surtout, une discussion beaucoup moins consensuelle sur l’avenir de l’institution.
La réforme attendra encore
La convocation du 21 novembre donne une date au vote sur Nadal, seul point de l’assemblée extraordinaire. La réforme du modèle de propriété reste en dehors de l’ordre du jour. En novembre 2025, Pérez avait pourtant annoncé une présentation prochaine de son projet de filiale, dont une part minoritaire, de l’ordre de 5 %, pourrait être ouverte à des investisseurs extérieurs. Il assurait que les socios garderaient le contrôle et prévoyait un vote des délégués, puis un référendum auprès de l’ensemble des membres.
Enrique Riquelme a fait de son opposition à ce projet un axe majeur de la campagne de juin, au terme de laquelle il a réuni 35 % des suffrages.
Le référendum annoncé par Pérez doit encore permettre aux socios de se déterminer sur la réforme elle-même. Selon AS, sa complexité juridique explique que le club prenne davantage de temps. Près d’un an après les premières annonces détaillées, la direction doit pouvoir dire quels points restent à trancher, quels actifs seraient confiés à la filiale et à quelle échéance les membres pourront se prononcer.
Je me réjouis que Nadal ait accepté de s’engager davantage pour le Real Madrid. Sa popularité peut aussi réduire la pression sur la direction pour qu’elle précise ses intentions. Et si Nadal devait un jour porter la réforme, j’attendrais de lui, comme de Pérez aujourd’hui, qu’il expose aux socios les garanties qu’il leur propose et leur donne le temps d’en débattre avant de décider.









