Le Real Madrid a vu sa belle série prendre fin ce mercredi 4 novembre, à l’occasion de la dixième journée d’Euroligue. Opposés au Panathinaïkos, les hommes de Pedro Martínez ont livré une prestation pleine de caractère au Movistar Arena, avant de finalement s’incliner 112-115 après prolongation. Une défaite frustrante qui met fin à une série de onze victoires consécutives toutes compétitions confondues, dont six en Euroligue.
Un début compliqué avant une remontée spectaculaire
Privé de Facundo Campazzo, Théo Maledon, Gabriel Deck, Miikka Muurinen Jantunen et Usman Garuba, le Real Madrid abordait cette rencontre considérablement diminué. Avec seulement douze joueurs disponibles, Pedro Martínez devait notamment composer sans deux de ses principaux meneurs de jeu.
Face à l’une des meilleures formations européennes, les Madrilènes ont rapidement été mis en difficulté. Menés 18-24 à l’issue du premier quart-temps, ils ont accusé jusqu’à quinze points de retard au début du deuxième (23-38).
Mais loin de renoncer, les Merengues ont progressivement retrouvé leur efficacité. Portés par l’expérience de Sergio Llull, qui disputait ses premières minutes de la saison en Euroligue, et les bonnes entrées de Damian Jones et Max Shulga, ils sont revenus à seulement trois longueurs à la pause (48-51).
La dynamique s’est poursuivie au retour des vestiaires. Grâce notamment à l’activité de Gabriele Procida et de Jones, Madrid est même parvenu à prendre l’avantage pour la première fois de la rencontre (66-65), avant de voir les Grecs reprendre les commandes.
Feliz et Abalde brillent, mais Kendrick Nunn fait la différence
Comme le rappelle AS, a fin de rencontre a offert un spectacle exceptionnel aux spectateurs du Movistar Arena. Andrés Feliz et Alberto Abalde ont réalisé deux performances remarquables, inscrivant respectivement 27 et 23 points, leurs meilleures marques personnelles.
Abalde s’est particulièrement distingué dans le dernier quart-temps avec 15 points inscrits. Mais en face, Kendrick Nunn était tout simplement irrésistible. L’Américain a marqué 23 de ses 33 points dans cette seule période, un record historique en Euroligue.
Alors que le Panathinaïkos menait 99-101 à sept secondes du terme, Feliz a trouvé le chemin du panier pour arracher l’égalisation (101-101) et envoyer les deux équipes en prolongation.
Malgré leurs efforts, les Madrilènes ont finalement cédé dans les cinq minutes supplémentaires (11-14). Outre Nunn, Mathias Lessort a joué un rôle déterminant avec 20 points, tandis que Sylvain Francisco en a ajouté 19.
Cette défaite met également fin à une série impressionnante de 19 victoires consécutives à domicile pour le Real Madrid, qui n’avait plus perdu dans son enceinte depuis 356 jours, déjà face au Panathinaïkos.
Pedro Martínez retient le caractère de ses joueurs
Malgré la déception, l’entraîneur madrilène a tenu à souligner l’état d’esprit de son équipe après la rencontre. Dans des déclarations relayées par AS, Pedro Martínez a expliqué : « Nous avons bien lutté. Nous sommes revenus avec beaucoup de caractère. »
Le technicien a également refusé de se réfugier derrière les nombreuses absences : « Je pense qu’il ne faut pas chercher d’excuses. » Il a préféré valoriser l’engagement de ses joueurs tout en rappelant l’importance de garder de la mesure après une défaite.
Si le résultat reste frustrant, cette prestation confirme la capacité du Real Madrid à rivaliser avec les meilleures équipes européennes, même dans des conditions difficiles. Les Madrilènes devront désormais rebondir après ce premier coup d’arrêt, alors que la dixième journée d’Euroligue se poursuit.









