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Eduardo Camavinga, l’audacieuse locomotive du train merengue

23 mars 2024•Rédaction Le Journal du Real

Eduardo Camavinga, au caractère déjà bien affirmé, traverse une saison réussie au poste de sentinelle devant la défense. Si cette position requiert une constante rigueur, le valeureux milieu de terrain du Real n’hésite jamais à investir le camp adverse, entraînant ses coéquipiers dans son inaltérable optimisme.

Quand il n’est pas là, un vide se fait sentir. Sans doute la marque des joueurs différents. Eduardo Camavinga est de ceux-là ; ceux pour lesquels on se dit que l’âge n’est qu’un chiffre, ceux dont on loue la virtuosité à longueur de journée, ceux pour lesquels le spectateur se lève de son siège, persuadé d’assister à une représentation artistique. C’est bien l’art dont il s’agit : depuis ses débuts au Stade Rennais, le jeune Eduardo manie le ballon avec singularité, comme s’il voulait laisser une trace indélébile dans cet univers si concurrentiel.

En rejoignant le plus grand club du monde en 2021, le joueur né en Angola n’a pas versé dans la pusillanimité. Deux ans et demi plus tard, le pari semble plus que réussi. Après avoir remporté tous les titres possibles, l’international français a acquis un statut de titulaire à seulement 21 ans. Carlo Ancelotti a fait de lui son indéboulonnable sentinelle cette saison. En l’absence des défenseurs centraux Militao et Alaba, le manager italien fait ainsi reculer Aurélien Tchouaméni d’un cran et s’assure sans trop de friction la présence des deux diamants français sur la pelouse. Mais s’il demeure un milieu défensif dans l’âme, Camavinga cultive sa propre définition du poste. Notamment en phase de possession intense.

Eduardo camavinga
Eduardo Camavinga au duel avec Unai Nunez lors de Real Madrid - Vigo, le 10 mars 2024 (Photo par Icon Sport)
  • A lire aussi : quel statut pour Camavinga cette saison ? 

Une sentinelle atypique

Lors des transitions entre défense et attaque, l’équipe évolue progressivement vers une zone plus élargie, laissant au numéro 12 de la Casa Blanca du volume pour exprimer ses qualités. Lesquelles épousent le jeu aéré, fait de ruptures et de verticalité. Grâce à la disponibilité de Toni Kroos à la relance, fidèle à son costume de quarterback, Eduardo Camavinga dépasse souvent ses fonctions originelles pour assurer directement le lien avec Vini ou Rodrygo.

Aussi bien en cassant des lignes par la passe qu’en portant le ballon sur plusieurs dizaines de mètres, le Français s’infiltre dans la moindre brèche. Cette volonté de gagner du terrain et cette inclination pour l’espace vacant lui confèrent une originalité dans l’interprétation de sa position. En d’autres termes, Camavinga n’est pas une sentinelle comme les autres.

De par les postes qu’il a occupé depuis son arrivée au Real Madrid ainsi que ses qualités, Camavinga est considéré comme un joueur polyvalent. Rien que cette saison, il a évolué aux postes de milieu central gauche, latéral gauche et milieu défensif. Durant les prochaines années, Eduardo va vraisemblablement devoir se fixer à un seul poste. Malgré ses excellentes performances en défense, le joueur a clairement fait savoir que, s’il acceptait très volontiers de dépanner pour les besoins de la cause, il n’envisageait pas de faire sa carrière au poste de latéral.

Il serait avisé de faire un constat similaire pour le poste de milieu central gauche. En effet, même si son volume de jeu demeure conséquent, Camavinga n’apparaît pas complètement à son aise. Il semble bridé par le fait d’être excentré et de ne pas avoir l’intégralité du jeu face à lui.

L’axe, c’est véritablement son domaine. Qui n’a pas encore en mémoire sa percée décisive balle au pied face à Manchester City en 2022, à l’origine du penalty victorieux lors de la demi-finale retour de C1 ? Lors de cette même rencontre, il avait également été à l’origine de la réduction du score de Rodrygo, grâce à une ouverture lumineuse pour Benzema. Toujours en délivrant cette passe depuis l’axe central du terrain.

Comme un poisson dans l'eau

Ce rôle est justement celui qui lui sied le mieux. Il y avait crevé l’écran à Rennes à l’âge de 16 ans. Eduardo a eu l’occasion de montrer ce qu’il valait dans la position de milieu défensif fin octobre 2023, avec de bonnes performances à la clé, notamment face à Valence. Sa blessure lors de la trêve internationale de novembre ne lui a pas permis de s’y inscrire dans la continuité.

Plus récemment, Camavinga a disputé la rencontre de Liga face à Osasuna (2-4) à ce poste. Outre le fait qu’il ait paru bien plus à son avantage que face à Valence ou lors du retour contre Leipzig, le rendement de l’équipe a également paru être bonifié par cette configuration. Et s’il se permet parfois quelques libertés, c’est qu’il sait parfaitement que ses arrières sont assurés. Car cette libre interprétation de sa position n’est pas une totale carte blanche donnée par son coach. D’autant qu’en voulant préverser son identité, le milieu de terrain se heurte à ses propres faiblesses : les fautes grossières.

Un joueur qui n'a pas froid aux yeux

Eduardo Camavinga ne ment pas sur le rectangle vert. Son dévouement absolu lui joue des tours en ce sens qu’il ne cherche pas toujours à pondérer ses interventions défensives. Nombre de ses tacles se traduisent par un avertissement du corps arbitral – il a reçu 5 cartons jaunes sur ses 12 derniers matches –, lequel peine à calmer les ardeurs du madridista. L’insouciance de sa jeunesse, si elle le dote d’une audace très bénéfique à son jeu, peut quelques fois le prétériter.

Sa volonté et sa détermination de se donner corps et âme pour l’équipe lui attribuent une impulsivité qui biaise quelques fois ses prises de décisions. Au fil des saisons et avec l’expérience engrangée, Camavinga devrait toutefois parvenir à contrôler sa fougue. Souvent emporté par son élan, le Rennais de formation cherche aujourd’hui à subtiliser le cuir par tous les moyens, fussent-ils illégaux. Semelle trop élevée, engagement excessif, corps mal maîtrisé, retard dans l’exécution… Camavinga est victime de l’éternel paradoxe de sa tâche, ingrate et mal payée. Sans l’obsession pour la récupération, impossible de procéder efficacement au ménage qui lui est demandé. À l’inverse, chercher à casser le jeu méthodiquement condamne à la perfection. Une chimère.

À ceci près qu’Eduardo n’est pas Casemiro. Si le Brésilien façonnait en son temps l’image d’un joueur-nettoyeur à l’agressivité décomplexée, le Français tend vers un juste-milieu dont il cherche encore à définir les contours. Cet aspect constitue le curseur de sa marge de progression, qui pourrait lui garantir un fauteuil doré en cas de meilleur rendement.

Une place de titulaire assurée l’an prochain ?

Camavinga se sait menacé par le domino provoqué par l’arrivée de Kylian Mbappé la saison prochaine. Malgré ses particularités, il fait partie de ces joueurs sur un siège éjectable, dans la balance pour intégrer le XI-type d’Ancelotti à compter du mois d’août. Alaba et Militao de retour, Aurélien Tchouaméni retrouvera probablement l’entrejeu après un solide intérim en charnière centrale. Mais à quel poste ? Le débat n’est absolument pas tranché à l’heure actuelle.

Pour sûr, Eduardo Camavinga candidate au poste de milieu défensif pour le reste de son aventure madrilène. Même si la question d’une éventuelle concurrence avec Tchouaméni ne s’est pas encore posée, étant donné les blessures des deux concernés et leur utilisation à d’autres postes cette saison, nous sommes d’avis qu’il n’y a pas de craintes à avoir. Les deux joueurs demeurent capables d’évoluer conjointement dans l’axe du terrain, comme ils l’ont déjà fait en équipe de France.

En phase défensive, Aurélien Tchouameni récupère des ballons davantage par des interceptions, grâce à sa lecture du jeu. Son compatriote préfère à l’inverse les récupérations pures dans les pieds de l’adversaire. L’association est donc complémentaire et il serait inopportun, à moins d’une baisse de rendement drastique, que l’un des deux soit tenu de quitter la capitale à terme. À Madrid, l’étendard bleu-blanc-rouge risque fort d’envelopper le double pivot sur la décennie à venir.

Tanguy Soyer et Gjon Haskaj 

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