Malgré l’importance capitale de la rencontre, le Bernabéu n’est toujours pas plein à plus de vingt-quatre heures du coup d’envoi. Un contraste saisissant pour un club habitué à voir ses grandes affiches européennes se jouer à guichets fermés. Cette fois, des billets restent disponibles dans plusieurs secteurs du stade, y compris dans les tribunes latérales.
Les prix ne semblent pourtant pas être le principal frein. Des places sont proposées à partir de 170 euros d'après MARCA, un tarif relativement accessible pour une soirée de Ligue des champions au Bernabéu. Mais le contexte sportif pèse peut‐être sur l’enthousiasme. Deuxième de Liga derrière un FC Barcelone en grande forme et récemment éliminé de la Coupe du Roi par Albacete, le Real Madrid aborde ce rendez-vous avec plus d’incertitudes que d’habitude. Face au Manchester City de Guardiola, le club madrilène joue déjà une grande partie de sa saison... dans un stade qui pourrait ne pas être totalement rempli.
Un enthousiasme qui s'est érodé au Bernabéu
Il y a trois mois, lorsque Manchester City s’était présenté au Santiago Bernabéu le 10 décembre dernier pour la phase de groupes de la Ligue des champions, le stade madrilène affichait complet bien avant le coup d’envoi. L’affiche entre les Merengues et l’équipe de Pep Guardiola avait suscité un engouement massif : impossible de trouver la moindre place sur les canaux officiels et le marché de la revente atteignait des sommets. Certains billets pour les tribunes supérieures dépassaient les 300 euros.
Cette ferveur semblait logique pour un rendez-vous européen majeur. Les hommes de Xabi Alonso disputaient alors l’un de leurs premiers grands tests continentaux de la saison et l’attente autour de cette confrontation était immense. Le Bernabéu, rénové et flambant neuf, s’était transformé en forteresse pleine à craquer. Le choc contre les Skyblues apparaissait comme un événement incontournable pour les supporters madrilènes, prêts à se battre pour obtenir une place et assister au duel entre deux géants du football européen.
Déjà en situation de crise, le Real Madrid avait failli créer la surprise dans une rencontre largement dominée par les hommes de Pep Guardiola. Cette fois-ci, Vinicius Jr sera la seule star côté merengue à pouvoir créer la différence. Une tache qui s'annonce presque insurmontable, surtout dans un Bernabéu qui pourrait bien se montrer capricieux.
Les absences des cadres font encore moins rêver les Madridistas
Kylian Mbappé, Rodrygo, Jude Bellingham, Éder Militão… Les blessés font le nombre actuellement au Real Madrid. Au total, 7 joueurs ne seront pas de la partie ce mercredi au Bernabéu pour ce 8e de finale aller. Depuis près de trois ans, le Real Madrid n'arrive plus à gérer ses problèmes de blessures à répétition, et les Madridistas sont exaspérés de cette situation.
Le désamour global des supporters pour la Maison Blanche est le résultat d'un écœurant ras-le-bol qui a débuté depuis plusieurs mois et qui s'est aggravé en 2026. Le manque de titre, la gestion de crise d'une direction qui vit toujours dans sa gloire passée, une équipe à l'ego surdimensionné qui n'avance pas... les raisons sont multiples et toutes légitimes pour expliquer ce début de mutinerie.
L'avertissement du club envers la Grada Sur
Après l'incident qui s'est déroulé au dernier match face à Benfica (salut nazi dans les tribunes), le Real Madrid se trouve dans le viseur de l'UEFA. Condamnée à payer une amende de 15 000€ et à une fermeture partielle de la Grada Sur, la Maison Blanche doit désormais montrer patte blanche. En ce sens, une décision a été prise par la direction merengue et transmise à la tribune "ultra" du club : interdiction de prononcer le nom de Guardiola pendant la rencontre.
« Oh, Guardiola, tu as l'air si maigre. D'abord les drogues, maintenant on te voit à Chueca » était le champ proclamé à chaque visite du technicien catalan au Bernabéu. L'UEFA avait déjà sanctionné le Real Madrid en février 2025 d'une amende de 30 000 € et d'une nouvelle menace de fermeture partielle du Bernabéu. Le message a donc été passé aux différents groupes de supporters de rester silencieux au sujet de Pep Guardiola, au risque de recevoir une grosse sanction alors que le club connaît déjà assez de soucis à l'heure actuelle.









