L’un des renforts de la révolution estivale du Real Madrid Baloncesto s’appelle Max Shulga. Un combo guard ukrainien, capable d’alterner les postes de meneur et d’arrière selon les besoins. Il arrive dans l'équipe de Pedro Martínez après avoir fait la majeure partie de sa carrière aux États-Unis.
Son profil a une particularité de taille pour le club madrilène. Il compte comme joueur formé en Espagne, grâce à son passage par León puis Torrelodones lorsqu’il était enfant. Ce statut de “cupo” facilite grandement son intégration dans l’effectif, en allégeant les quotas de joueurs extra-communautaires.
Mais son cas comportait aussi une zone d’ombre. Un dossier qu’il fallait absolument résoudre avant de pouvoir le voir fouler les parquets espagnols. Maksim, 24 ans, arrive en provenance des Boston Celtics, où il évoluait sous contrat two-way, partagé entre la G League et quelques apparitions en NBA. Il avait été sélectionné au second tour de la Draft 2025, en 57e position, initialement par le Magic d'Orlando, avant un échange vers Boston.
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L’origine d’un long litige
Pour comprendre l’origine du problème, il faut remonter jusqu’en 2022. Cette année-là, Shulga avait signé un accord avec l’agence italienne Sigma SRL pour représenter ses intérêts. Après un passage par l’Espagne, il avait tenté sa chance en basket universitaire américain dès ses 18 ans, d’abord à Utah State, puis à Virginia Commonwealth.
En mai 2024, au bout d’une seule saison chez les Rams, Max Shulga avait exprimé son envie de changer d’université. Sigma SRL avait alors négocié son transfert vers un programme plus huppé, Villanova, un contrat qui devait lui rapporter environ 900 000 dollars. Sauf que l’histoire a tourné court. Le meneur ukrainien n’a jamais disputé le moindre match sous ce maillot. Quelques semaines à peine après l’accord, il était reparti à Virginia Commonwealth, cessant au passage tout versement à l’agence.
Une dette dépassant les 200 000 dollars
Sigma SRL a porté l’affaire devant la FIBA, qui a transmis le dossier au BAT, le Tribunal d’Arbitrage du Basketball. Le verdict est tombé en défaveur de Shulga. Le tribunal a estimé qu’il devait bel et bien indemniser l’agence pour ce travail d’intermédiation et ce, même si le transfert a capoté.
L’addition s’est révélée particulièrement salée. Une amende de 180 000 dollars, à laquelle s’ajoutaient 9 000 euros de frais d’arbitrage et 11 500 euros de frais annexes. La dette totale dépassait ainsi les 200 000 dollars. Conséquence directe, sa licence fédérative s’est retrouvée bloquée, indispensable pourtant pour disputer la Liga Endesa ou toute compétition sous l’égide de la FIBA. Seule sa situation contractuelle en NBA, régie par un cadre différent, échappait à la sanction.
Shulga enfin libéré
Bonne nouvelle pour le Real Madrid. Selon AS, le nom de Shulga vient de disparaître de la liste noire publiée chaque année par la fédération. Le règlement de sa dette envers Sigma SRL, condition posée par le BAT pour lever l’interdiction, semble donc avoir été effectué. Plus rien ne s’oppose désormais à ce que Max Shulga dispute la Liga Endesa ou l’Euroligue cette saison.
Avant de rejoindre Valdebebas, l’Ukrainien passera d’abord par sa sélection nationale, fin août, pour la fenêtre de qualification au Mondial 2027, dans un groupe où figure justement l’Espagne. Une fois de retour à Madrid, il devra ensuite se frayer un chemin dans la rotation de Pedro Martínez, où la concurrence s’annonce rude face à des joueurs déjà installés comme Álex Abalde ou Sergio Llull.










